Ceux qu’on n’entend pas

La Consultation sur la réussite éducative du gouvernement du Québec bat son plein. De nombreuses voix se sont élevées pour faire entendre divers points de vue sur la question de l’école dans notre province. Directeurs, professeurs, intervenants, fonctionnaires, il ne manque personne… Personne ? Mais où sont les élèves ? Nous sommes pourtant les principaux intéressés, il est absurde qu’autant de discussions sur l’avenir des étudiants aient lieu sans tenir compte de leur avis.

On parle de nos échecs et de nos problématiques, mais les bénéficiaires du système seraient les mieux placés pour proposer des changements. En effet, nous sommes mieux que quiconque au fait des obstacles qui nous barrent la route vers la réussite. J’ai participé récemment à une consultation jeunesse, qui est passée tout à fait inaperçue dans les médias, et j’ai observé un grand désir de réforme chez chacun des jeunes présents. Les requêtes des étudiants sont pourtant raisonnables : un environnement d’étude accueillant, des enseignants passionnés qui ont du temps pour leurs élèves et des cours concrets qui nous prépareraient à la vie citoyenne (cours d’économie familiale, d’éducation sexuelle, de politique, etc.). Plusieurs solutions pour arriver à un système qui répondrait aux attentes des élèves ont été proposées, il suffirait de les écouter.

Un programme scolaire imposé sans prendre en compte les avis et opinions de ceux à qui il est destiné mènera inévitablement à un haut taux de décrochage, peu importe le nombre de réformes qui y seront apportées. L’éducation devrait être faite par et pour les jeunes. Le conseil étudiant devrait avoir un réel pouvoir au sein des établissements scolaires afin que la voix des élèves soit toujours entendue et que les ressources disponibles soient toujours orientées vers nos priorités.

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