Un journal féministe

Depuis que je suis abonné au Devoir, j’ai l’impression que mon journal est carrément féministe. Je constate que l’opinion féministe y est très présente, mais que la critique des excès de cette idéologie est absente. Il est vrai qu’au Québec, il faut un sacré courage pour dénoncer les affirmations parfois loufoques des puissantes organisations féministes…

10 commentaires
  • Pierre Lefebvre - Inscrit 21 novembre 2016 07 h 26

    loufoques

    De deux choses l'une : Vous êtes visé ou vous n'êtes pas concerné.
    Si vous êtes visé, pensez-y.
    Si vous n'êtes pas concerné, calmez-vous.

    PL

  • Bernard Terreault - Abonné 21 novembre 2016 08 h 20

    Hé !

    Charriez pas, M. Gagnon ! Papa Descôteaux est encore là avec son gros bon sens. Il y a même un chroniqueur de sport pour les vrais gars.

  • Jean Richard - Abonné 21 novembre 2016 10 h 06

    Se moderniser ou disparaître

    Le Devoir est-il féministe ? Pas vraiment, du moins dans sa ligne éditoriale. Mais il est vrai qu'on n'y entend pas souvent de voies discordantes pour pointer du doigt certaines positions abusives ou certaines incohérences du mouvement féministe.

    L'esprit critique face au féminisme s'écarte de la rectitude politique. Un homme qui oserait critiquer ce mouvement serait immédiatement qualifié de mysogyne et une femme d'esprit rétrograde. Ça explique une partie du silence.

    Le féminisme, c'est un peu comme le syndicalisme, ou encore l'écologisme : à défaut d'une capacité à se remettre en question, d'une capacité à recentrer son discours, il va finir par perdre sa crédibilité. Quand, par corporatisme, le syndicalisme perd toute conscience sociale dans le choix de ses moyens de pression au point de choisir ceux qui lèseront les plus démunis sans déranger les patrons, il se tire dans le pied. Quand l'écologisme carbure au catastrophisme et qu'il se fait le complice d'une récupération politique et industrielle des problèmes environnementaux, il se tire également dans le pied.

    Quand le mouvement féministe crie au scandale parce que dans un comité, il y a 49 femmes et 51 hommes, mais que ce même mouvement garde le silence total autour du fait que le taux d'échec à l'école est plus élevé chez les garçons que chez les filles, que le taux de suicide est plus élevé chez les garçons que chez les filles, que l'itinérance dans les grandes villes est majoritairement masculine, on doit s'interroger. Il y a un certain féminisme qui prétend lutter pour l'égalité des sexes selon une équation dont les données ou les variables sont faussées au départ, et qui s'abstient de toute remise en question.

    Il y a enfin un féminisme qui déraille par ses positions réductrices. N'a-t-on pas lu que les Américains ont élu Donald Trump simplement parce que Hilary Clinton était une femme ?

    • Jean-Pierre Gagnon - Abonné 21 novembre 2016 13 h 17

      Excellente réflexion!

    • Michel Gélinas - Abonné 21 novembre 2016 16 h 57

      Vous avez raison, M. Gagnon et M. Richard. Il y a un tabou à critiquer les débordements et les affirmations gratuites des féministes dans Le Devoir.
      Le féminisme victimaire et radical aveugle, élimine l'objectivité,

  • Michel Guibord - Abonné 21 novembre 2016 11 h 50

    Michel Guibord, abonné.

    Vos jupons dépasent Messieurs. Vous établissez, Jean, un cerrain parallèle entre féminisme, syndicalisme et écologisme. Je réponds qu'il y a des causes comme ça qui s'imposent et qui méritent l'appui de tous. Votre recours à l'exagération mine votre plaidoyer. Si les écarts homme-femme étaient du genre que vous dénoncez, il n'y aurait pas lieu de s'en plaindre. Je comprends aussi de votre texte que les féministes devraient défendre les enfants, les hommes, le patronat, combattre les cancers de toutes sortes, etc. etc..

  • Stéphane Laporte - Abonné 21 novembre 2016 15 h 59

    Information

    Jean-Pierre Gagnon est connut dans les mouvements masculiniste anti-féministe. Une courte recherche est suffisante pour le constater.