Les moyens de la Politique en prévention

Le gouvernement du Québec a dévoilé dimanche sa Politique en prévention en santé, avec, d’ici 2025, 9 objectifs très ciblés et chiffrés, comme accroître de 3,7 % le pourcentage de la population qui consomme minimalement cinq fruits et légumes par jour.

Cette Politique vise aussi un accroissement de 49 % de l’offre de logements abordables. C’est un objectif tout à fait pertinent, avec les conséquences connues de vivre dans des logements insalubres ou dans d’autres, où la trop grande part du revenu consacré au loyer sabre dans la capacité de se nourrir.

Il reste à voir quels seront ces logements ? Car le gouvernement du Québec, dans ses trois budgets, a réduit à 3000 unités, puis à deux reprises à 1500 unités par an le financement pour de nouveaux logements sociaux, pour tout le Québec, pour toutes les populations. Pas de quoi prévenir grand-chose.

La Politique vise aussi une réduction de 10 % de l’écart de mortalité prématurée entre les personnes les plus et moins favorisées sur le plan socioéconomique. Alors que le ministre Leitão a déjà fait état de son intention de baisser les impôts avec le contexte budgétaire issu de l’austérité… il faut rappeler au gouvernement que les écarts de richesse contribuent aux écarts d’espérance de vie.

La Politique en prévention a plusieurs bons objectifs. Mais sans que des moyens importants y soient affectés, comme la Politique nationale de lutte contre l’itinérance, elle restera une belle politique, mais manquera sa cible.

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