Le «gamin batailleur»

Pour ceux assis à la grande tablée canadienne, il est le malpoli, l’inconvenant. Jean-François Lisée. On connaît son parcours. On comprend l’homme. Il a vécu le Parti québécois. C’est un enfant de notre sobre révolution. Pas vraiment de langue de bois et une fièvre certifiée pour l’indépendance du Québec. Tant mieux puisque l’authenticité, qui provoque parfois des maladresses, est bien plus humaine que les rigidités émanant d’un formatage des pros de la com… Lisée, maintenant « notre homme », est davantage coloré par l’intervention que le laisser-faire. C’est un bagage que l’on connaît. Après le romantisme de la « messe » du 7 octobre dernier, par ces bons souhaits, j’espère faire entendre un discours tenu en dehors des grands salons. J’espère le « gamin batailleur » conciliant dans notre désir de donner à ceux qui n’ont pas eu la chance dont d’autres ont bénéficié, tout en reconnaissant notre envie de récompenser l’effort de celui qui a l’audace de bouger. Je l’espère acharné dans le travail visant à mettre à jour l’argumentaire d’un projet qui n’est pas générationnel. Je l’espère audacieux pour trouver les veilleurs qui remettront en question ses raccourcis et ses idées préconçues, même si cela ne flatte pas toujours le « je ». Je le sais éclairé pour nous informer systématiquement du « malaise » fédéral. Jean-François, reste bleu. Bienvenue sur ton champ de bataille.

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1 commentaire
  • Yves Côté - Abonné 14 octobre 2016 03 h 25

    De ddonner sans cesse l'occasion à un batailleur de...

    Monsieur Béchard, donner sans cesse l'occasion à un batailleur de se battre, qu'il soit enfant ou adulte n'y change rien, et il ne fera que cela.
    Et pendant ce temps, les choses n'avanceront tout simplement pas.

    D'être capable de se battre est une chose nécessaire à l'avancée de notre projet, mais de donner à se complaire dans cette capacité ne fera que nous caler encore plus dans notre dépendance politique canadienne.
    Ce que nous avons besoin n'est pas d'un batailleur, mais d'un combattant.
    Faut pas confondre es deux, Monsieur.

    Vive le Québec libre !