Hydro doit s’impliquer

Personne ne sera surpris d’apprendre que 99 % de la production d’électricité par Hydro-Québec provient de l’hydroélectricité. Mais où sont rendus les enjeux de développement des énergies renouvelables qui représentent l’avenir ? Plus précisément, je parle des énergies hydrolienne, osmotique, solaire photovoltaïque, de la biomasse et de l’éolienne domestique ou commerciale. Voilà bien autant de raisons pour implanter un centre de recherche pour profiter au maximum de ce que le soleil, l’eau et le vent nous apportent grassement autour de nous, une vérité de La Palice ! Ces énergies renouvelables se retrouvent dans chaque mètre cube d’air que nous traversons chaque jour. Oui, Hydro-Québec doit s’impliquer davantage.

6 commentaires
  • Jean-Pierre Grisé - Abonné 12 août 2016 11 h 22

    Je me répete:Imaginez 15 milliards

    investies dans ces énergies propres et les emplois créés....versus ce malheureux pipeline polluant de GES.

    • Jacinthe Lafrenaye - Inscrite 12 août 2016 17 h 48

      C'est dans le programme de Martine Ouellet. On n'a qu'à l'élire aux prochaines élections en 2018.

  • Jean-Yves Arès - Abonné 12 août 2016 13 h 04

    Mais quel vide d'arguments !

    Manifestement tout ce qu'on peut comprendre ici c'est que l'auteur s'intéresse aux conditions de travail qu'on retrouve chez Hydro...

    L'environnement ici n'est qu'un prétexte !

    On produit déjà trop d'électricité au Québec, il faut donc en vendre hors de nos frontières. Pourtant nos politiciens commandent a Hydro d'en produire encore plus, et à des prix très très suppérieur à ceux que l'on peut obtenir à l'exportation.

    Le résultat c'est que chaque kilowatt exporté appauvrit la population car c'est elle qui doit payer pour cette production qui lui est aussi luxueuse qu'inutile.

  • Bruno Martin - Abonné 12 août 2016 16 h 14

    Exporter un savoir-faire, pas nécessairement plus d'électricité

    Pour clarifier un point que M. Arès ne semble pas avoir saisi, l'auteur suggère de développer un centre de RECHERCHE sur ces formes d'énergies alternatives. Il ne suggère pas nécessairement qu'Hydro-Québec se mette à la production de masse de telles énergies!

    Un tel savoir-faire pourrait cependant s'exporter à bien des endroits dans le monde qui ne bénéficient pas d'autant de ressources hydroliques que le Québec. En ces temps de marchés globaux où le Québec et le Canada ne peuvent compétitionner au niveau des salaires comme jadis, c'est la connaissance sur laquelle il faut miser maintenant.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 14 août 2016 13 h 56

      L'auteur titre bien que ''Hydro Québec doit s'impliquer'', et on peut que comprendre quand il écrit que l'on doit ''implanter un centre de recherche'' qu'il veut que ce soit sous la reponsabilité d'Hydro Québec, ce qui inclu les conditions de travail qui se ratachent à Hydro, et ils ne sont pas annodins...

      Hors Hydro a déjà un centre de recherche, l'IREQ (Institue de Recherche d'Hydro Québec) dont un des domaines est spécifiquement celui des énergies renouvellables. L'auteur l'ignore t'il ?

      Et ce centre s'enfarge déjà pas mal avec l'exportation de son savoir en matière de moteur électrique, c'est a dire le fameux objet de fatasme qu'a été le moteur-roue. Il est toujours pertinent que le recherche soit mener par un acteur qui peut tirer profit de ces recherches car il va les diriger au bon endroit, là ou elles auront des applications viables et rentables.

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      «pas nécessairement qu'Hydro-Québec se mette à la production de masse»

      C'est pourtant ce que nos politiciens exige d'Hydro par décrets dans l'éoliene t la biomasse.

      Juste au niveau de la biomasse, qui lui est marginal comparer a l'éolien, Hydro a été obligé d'en acheter à 11.7¢ le KWh qui lui coûteront quelques 270 millions$ l'année prochaine.
      Page 5 ici, http://tinyurl.com/jds9x7v

      Pour l'IREC, http://www.hydroquebec.com/a-propos/innovation/ins

      Ce que Wiki en dit, et ce n'est pas à jour puisque les prototypes de moteurs électriques sont toujours, après 20 ans, que des prototypes...
      http://tinyurl.com/jaq2umu

      Et une situation routinière dans le domaine de nouveaux produits fait par de nouvelles entreprises,
      http://affaires.lapresse.ca/economie/energie-et-re

      Alors un peu plus d'argumentations solides s.v.p. quand on agite avec tant de légèreté 15 milliards$.

  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 13 août 2016 18 h 36

    Le rôle d'Hydro-Québec

    Le dossier de l'énergie éolienne au Québec est un vrai scandale digne d'une république de bananes. Un scandale signé J. Charest.

    En ayant confié le développement de l’éolien au secteur privé plutôt qu’à Hydro-Québec, on s‘apercevra dans 20 ans que l’on a bradé une mine d’or pour un plat de lentilles.

    Imaginez où en serait le Québec aujourd'hui si l’énergie hydro-électrique n’avait pas été nationalisée! Les tarifs d’électricité seraient le double de ceux que nous avons présentement, et les milliards de profit d’Hydro-Québec qui nous appartiennent seraient plutôt dans les poches de grosses compagnies privées.

    Il faut que le Québec développe au maximum l'énergie éolienne sur son territoire, en complémentarité avec l'énergie hydro-électrique, en respectant la population et les paysages.

    Le vent étant une richesse collective, c'est Hydro-Québec qui devrait développer l’énergie éolienne sans laisser filer les profits à l’entreprise privée.

    Nous avons déjà en place l'infra-structure du réseau de transport d'énergie électrique à haute tension d’Hydro-Québec; il s’agit d’y greffer l’énergie du vent. Il y a du vent en abondance dans les régions non habitées près des barrages et des lignes de transport existantes, de même que dans les eaux du golfe St-Laurent. C'est de ces côtés qu'il faudrait aller pour implanter les éoliennes plutôt que de défigurer nos villages et nos paysages.

    Nous avons cette richesse du vent. Pourquoi la laisser en jachère dans les espaces non habités et la brader au secteur privé dans les paysages autour de nos villages?

    Il faut faire d’Hydro-Québec ou de sa filiale Éole-Québec le maître d’œuvre du harnachement du vent au Québec.