Contre l’endormissement

C’est l’été, plaideront plusieurs. On voudrait y croire. Le pouvons-nous honnêtement ? Alors que le Parti québécois se cherche un nouveau dirigeant, les candidats en lice, les Martine Ouellet, Véronique Hivon, Jean-François Lisée et deux autres dont j’ai oublié le nom, l’actualité journalistique ne rend aucunement compte de la campagne menée par les candidats. Sans d’aucune manière lui donner raison, j’avoue que je comprends ce désintérêt de la presse, tant me paraît conformiste, pour ne pas dire conventionnelle, pour ne pas dire insignifiante cette course sans envergure, pitoyable en regard de l’objectif immense à atteindre, soit la réalisation de l’indépendance nationale du Québec. Je dois malheureusement reconnaître que cette « course » est l’illustration désespérante de l’indifférence actuelle de la nation québécoise pour son avenir. Quoi ou qui est responsable de cette terrible et terrifiante insensibilité à la létalité d’un peuple ? C’est la question aussi primordiale qu’inquiétante que les indépendantistes et même les coupables nationalistes doivent ensemble se poser. Il n’y a désormais aucune autre manière de mener le combat que celle de reconnaître que sa seule issue irréversible est la réalisation de l’indépendance. Foin des tergiversations peureuses des Jean-François Lisée, Véronique Hivon et autre Alexandre Cloutier. Vive les audaces de Martine Ouellet.

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