Sale Plateau!

Depuis quelques mois, je pratique de nouveau le Plateau-Mont-Royal après l’avoir quitté en 2003. J’y marche énormément par les petites rues et ruelles, pour varier un parcours qui me conduit inévitablement à mon nouveau lieu de travail. Souvent, je dois contourner et même enjamber les immondices laissées un peu partout par une faune qui préfère regarder côté terrasse. La période entourant le premier juillet a culminé côté déchets, alors que des montagnes de déchets ont poussé un peu partout, envahissant par endroits des trottoirs complets.

Matelas punaisés, pelures de banane et crottes de chien… et vous n’avez rien vu. Les odeurs nauséabondes, les émanations putrides et la disposition approximative de ces tas de vidanges sont insalubres, en plus de faire lever le coeur. Alors que Montréal offre maints centres de recyclage où tous peuvent déposer leurs rebuts, que les éboueurs passent souvent et que les maisons de dons pullulent, les pseudo-branchouillés du Plateau ne trouvent rien de mieux que de lancer leurs cochonneries au bout de leurs bras. J’en appelle au sens civique des gens, car leur quartier jadis envié devra bientôt être parcouru muni d’un masque à gaz, d’une combinaison de protection et d’oeillères… si nous ne choisissons pas de fréquenter des lieux plus civilisés.

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1 commentaire
  • Jean Richard - Abonné 20 juillet 2016 09 h 37

    Allons, allons !

    Entre ce que vous peignez et la réalité, il y a une marge.

    Et s'il est vrai qu'il y a souvent des rebuts trouvés par terre et qui devraient être ailleurs, les lamentations excessives n'ont jamais fait partie d'aucune solution.

    Ainsi, il faut savoir...

    Que les ordures ménagères ne sont cueillies qu'une fois par semaine, et qu'elles le sont par des sociétés privées dont la raison d'être est d'encaisser des profits, pas de s'assurer que la rue est propre (ça fait peut-être partie du contrat, mais le laxisme de la Ville fait en sorte qu'on peut tourner les coins ronds sans être inquiété). Suivez un camion à ordure et vous verrez bien des choses qui vous aideront à comprendre.

    Les centres de recyclage ? Certains objets (vieux téléviseurs, matériel informatique, vieux contenants de peinture...) ne sont pas cueillis avec les ordures. Les gens doivent aller les déposer dans des écocentres, loin d'être nombreux, et accessibles uniquement à ceux qui ont une voiture. Et même avec une voiture, aller à un écocentre est particulièrement dissuasif, ne serait-ce qu'il faut parfois attendre une heure avant d'entrer dans le labyrinthe. Les écocentres, c'est une blague. Et maintenant, vous comprenez pourquoi de vieux ordis passent trois semaines sur le trottoir, dépouillés de leurs composantes en cuivre.

    Le recyclage parallèle – Ça, c'est celui de ceux et celles qui éventrent les vieux écrans d'ordi pour en extraire les fils de cuivre (facile à revendre), ceux qui éventrent les sacs de recyclage pour trois ou quatre canettes consignées. Une partie du contenu du sac se retrouve sur le trottoir.

    Et le citoyen dans tout ça, est-il à la tête ou à la queue du problème ? Les deux. Mais entre les deux, il y a le centre et au centre, il y a une façon de faire inadaptée, dictée par l'économie des moyens et non la propreté des rues. Il y a aussi la culture du « je ne l'ai pas échappé moi-même, je ne le ramasse pas ». L'individualisme épidémique pourrait expliquer certaines ch