Je ne veux pas qu’on m’aide à mourir

Quand je serai rendue aux derniers jours de ma vie et que j’entrerai dans un coma naturel, comme c’est le cas pour plusieurs, ou encore qu’on induira chez moi un coma artificiel, appelé « sédation palliative », si jamais je souffre trop, je ne veux absolument pas qu’on m’aide à mourir. Je veux qu’on respecte le rythme que prennent mon âme et mon corps pour se séparer naturellement. Je ne veux pas subir une mort non naturelle, une mort provoquée par trois injections invasives et fatales. Je ne peux qu’espérer que les soignants et les proches sauront avoir la patience qu’il faut pour respecter ma volonté, quel que soit le temps que prendra le processus naturel de ma mort. Je ne pourrai pas me défendre contre les bien-pensants qui pourraient dire (à moins que j’aie le privilège d’être dans un endroit consacré aux soins palliatifs purs), « elle n’est plus vraiment là, alors pourquoi attendre ? » Les gens en soins palliatifs savent qu’on est là jusqu’au dernier moment, et ils sont formés pour respecter ça.

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