Bonne nouvelle pour le collégial

À titre de membre de l’ex-Conseil des collèges (1987-1993), je me réjouis de l’annonce de la ministre de l’Éducation concernant l’avenir de l’enseignement supérieur et en particulier de la réinsertion d’un Conseil des collèges avec un mandat renouvelé. Je voudrais rappeler que le Conseil auquel je fais référence (aboli en 1994) avait, à la suite d’une largue consultation, produit un volumineux rapport : « Les collèges pour le Québec du XXIe siècle ». Ce rapport suggérait des orientations sur l’organisation des collèges et de leurs programmes, lesquelles méritent d’être relues maintenant, puisqu’elles abordaient la plupart des questions soulevées par le projet ministériel proposé ici. C’est avec la plus grande déception qu’à l’époque, les membres de ce conseil (représentants des instances collégiales et du public) avaient appris que la ministre Robillard allait « tabletter » ce rapport, pour, un an plus tard, imposer la funeste Réforme des programmes fondée sur la théorie des compétences et confier au Conseil supérieur l’éducation le mandat de suivre son évolution avec le concours d’une commission d’évaluation soumise aux mêmes objectifs. Aussi aujourd’hui, en lisant les intentions ministérielles actuelles, je me réjouis du fait que, sensible aux faiblesses du modèle actuel d’enseignement supérieur, la ministre Hélène David propose enfin de faire un pas dans la bonne direction.

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