Voyage au bout de la vie, par choix

Dans l’article de Marco Fortier paru le 9 juillet 2016, « Voyage au bout de la vie », on peut lire ceci : « C’est pas un peu une forme d’aide à mourir ? La dose augmente, augmente, augmente, et un jour, c’est la surdose ou le coma. Au fond, c’est de cette façon que se fait l’aide à mourir au Québec depuis très, très longtemps… »

Là réside une des questions fondamentales de la Loi sur l’aide médicale à mourir ; à coup de doses massives d’opiacé, tous les coeurs de corps malades finiront par s’arrêter ! Il semble ainsi que nous sommes dans une forme ou une autre de légitimation d’une conduite préexistante ou dans l’encadrement d’actes actuellement réalisés. Par conséquent, l’hypocrisie des opposants à l’aide médicale à mourir doit cesser au bénéfice des personnes en fin de vie. Non seulement la Cour suprême du Canada a reconnu le « droit au choix », mais ces personnes méritent que nous le leur accordions dans le respect, la dignité, et parfois même le peu d’autonomie que leur agonie leur consent encore. Ce débat, s’il en est, n’est pas à propos des juristes, des médecins, ni même des accompagnateurs et des accompagnatrices, mais strictement des personnes qui en sont à leur tout dernier tour de piste. Ce texte de M. Fortier nous le remémore habilement : à chacun son choix face à la mort qui nous guette tous.

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2 commentaires
  • Yvon Bureau - Abonné 11 juillet 2016 15 h 15

    Voyage au bout de son respect

    «l’hypocrisie des opposants à l’aide médicale à mourir doit cesser au bénéfice des personnes en fin de vie. Non seulement la Cour suprême du Canada a reconnu le « droit au choix », mais ces personnes méritent que nous le leur accordions dans le respect, la dignité, et parfois même le peu d’autonomie que leur agonie leur consent encore.»

    Je partage votre opinion et la seconde. C'est la primauté du libre choix, ce par quoi passe énormément toute le dignité dans le mourir, dans la fin de la vie. Celles et ceux qui s'opposent à l'AMM, qu'ils le fassent pour eux-mêmes sans l'imposer aux autres qui de façon éclairée et libre la demandent et, si conformes aux conditions définies par la loi, la reçoivent.

  • Yvon Bureau - Abonné 11 juillet 2016 20 h 17

    Vive le mourir libre !

    J'aurais beaucoup aimé que Le Devoir permettre des commentaires à l'important et à l'imposant article de Marco Fortier paru le 9 juillet 2016, « Voyage au bout de la vie ». Quand même curieux et questionnant que cet article ne fut pas ouvert aux commentaires.

    Je n'aurais pas aimé terminer ma vie comme monsieur Plessis-Bélair l'a fait. Je suis heureux que cela fut possible pour lui ainsi, selon son choix.

    Vive le mourir libre! Selon le libre-choix de chacun.

    Monsieur Fortier, Merci+++.

    Faudrait faire de même avec une personne et ses proches et ses soignants qui termine sa vie par Aide médicale à mourir. Il y a tellement de si riches témoignages ces temps-ci.