La liberté d’expression

Ce sont trois mots qui résonnent dans le monde de l’humour depuis quelques jours et qui ont atteint leur paroxysme lors du Gala des Olivier. Une saga déclenchée par le retrait du gala d’un numéro que devaient présenter les humoristes Mike Ward et Guy Nantel. Un numéro qui, au dire de plusieurs observateurs, ne portait atteinte à la réputation de personne.

Toutefois, là où le bât blesse avec le plus d’acuité, c’est le fait que la décision du retrait de ce numéro ait été prise par l’avocat du diffuseur, ce qui m’apparaît déborder outrageusement les compétences et l’expertise du plaignant en la matière. À mon sens, nous sommes devant un cas pathétique où les humoristes risquent d’être littéralement muselés dans les textes présentés sur les scènes de l’humour par des intervenants « frileux » qui ont la gâchette rapide sur la censure.

Nonobstant le triste épisode de Jérémy Gabriel qui faisait preuve d’un manque de respect inacceptable de la part de Mike Ward, il m’apparaît que l’humour, par définition, ne peut s’empêcher d’écorcher au passage quelque personnage public que ce soit pour autant que les basses attaques personnelles en soient exclues.

En conséquence, tant et aussi longtemps que l’humour respectera les « règles de l’art », nous devons permettre aux humoristes d’utiliser leur « liberté d’expression », à défaut de quoi nous risquons de nous retrouver devant des humoristes attiédis par une censure omniprésente au grand dam des amateurs d’humour !

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