Merci, Madame Payette

Surprise et attristée de lire à la place de votre chronique du vendredi 6 mai « que Le Devoir met fin à la chronique de madame Lise Payette ». Phrase laconique si l’en est de la part d’un journal comme Le Devoir après neuf ans de collaboration.

Mes vendredis ne seront plus jamais les mêmes sans la lecture de votre chronique. Étiez-vous considérée comme TROP féministe ? Parliez-vous TROP vrai ? Étiez-vous TROP indépendantiste ? Tous ces TROP qui nous ont fait réfléchir, applaudir, qui nous ont permis de prendre conscience que nous étions aussi « capables de… » de prendre notre place dans cette société…. Je vous connais, Madame, depuis cette belle campagne électorale de 1976, je faisais partie de ces centaines de bénévoles dans le comté de Dorion. Depuis ce temps je vous admire pour votre force morale, votre intelligence qui a souvent fait mal paraître certains hommes. Vous avez toute mon admiration, je souhaite vous lire ou vous entendre encore longtemps dans d’autres lieux, dans un prochain livre peut-être, réunissant tous ces écrits. Merci, Madame.

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38 commentaires
  • Nicole Ste-Marie - Abonnée 16 mai 2016 03 h 36

    Et les cotisations

    Ma participation à votre programme de financement était pour les chroniqueurs en place.

    On fait taire les humoristes et les chroniqueurs qui ne font pas l'affaire de l'establishment peut-être ?

  • Daniel Lemieux - Inscrit 16 mai 2016 04 h 22

    Fin abrupte d'une collaboration de neuf ans

    On se serait attendu à plus d'élégance de la part du Devoir, justement.

    À peine remis du départ de Josée Boileau, nous voilà devant un autre vide incomblé. Aucune raison invoquée, rien.

    Dommage, car ce n'est pas en larguant ses « vieux » collaborateurs que le journal rajeunira son lectorat.

  • Carl Séguin - Abonné 16 mai 2016 06 h 07

    Madame Payette

    Effectivement, aucune ecplication n'a été fournie sur les raisons pour lesquelles Le Devoir metttait fin à la chronique de madame Lise Payette si abruptement, ni de la part du Devoir ni de la part de madame Payette, ce qui est encore plus étrange...??

  • Yves Côté - Abonné 16 mai 2016 06 h 31

    Bravo Madame Nivolon !

    Bravo Madame Nivolon !
    Au mot près, j'aurais pu écrire votre texte, telllement il correspond aussi à mon positionnement et à mes premiers pas d'indépendantiste dans Dorion...
    Je suis moi aussi des plus peiné de la décision de "mon journal".
    Et une inquiétude naît en moi, que je souhaite se dissiper aux actes quotidiens de celui-ci.
    Je n'ai pas toujours été d'accord sur tout avec Madame Payette mais cela n'a pas d'importance. Qui peut sérieusement prétendre à l'infaillibilité et la sagesse universelle ?
    peu de politiciens, peu de personnes en fait, auront pris une place si considérable qu'elle, à mon humble avis, dans notre émancipation d'humains au Québec.
    Quelques poètes, gens de théatre et de télévision, auteurs de prose, chansonniers, très-très peu de politiciens, certains rares religieux et religieuses peut-être ?
    Mais peu, en tout cas.
    Merci à vous deux, Mesdames.
    Madame Nivolon pour votre actuel texte !
    Madame Payette, pour votre générosité de toujours envers votre peuple et votre intégrité reconnue !
    De vous, je m'impatiente déjà de lire ailleurs les textes...

  • Cyril Dionne - Abonné 16 mai 2016 07 h 46

    Merci Mme Payette

    Mme Payette, vous êtes un des fleurons de la société québécoise. Quoi qu'en disent les autres, vos chroniques nous rappelaient les divers combats que les Québécois ont dû mener et mènent encore pour l'égalité de tous dans une société démocratique. J'aimais toujours vous lire même si parfois je n'étais pas d'accord avec vous (très rarement).

    On aurait tous aimé une explication plus précise en ce qui concerne votre départ. Ce n'est pas la façon qu'on traite une femme qui a tant donné à la société québécoise. Honte au journal.

    J'ai pensé annuler mon abonnement au Devoir. Mais avec des chroniqueurs de la trempe de Christian Rioux, disons que la relève est bien assurée. Merci encore Mme Payette et vous avez le droit à un repos très bien mérité.