Entre Clinton et Trump

Le pire n’est jamais certain, mais compte tenu des résultats des dernières primaires américaines, il devient de plus en plus clair que Donald Trump et Hillary Clinton seront adversaires dans la campagne pour l’élection de novembre prochain et que Donald Trump pourrait bien devenir le prochain président des États-Unis.

En effet, si on se réfère aux journaux sérieux (entre autres le New York Times et le Washington Post), il semble que, compte tenu de la conjoncture politique actuelle, le choix des électeurs dépendra plus de la capacité des candidats à les émouvoir et à les divertir qu’à les convaincre.

À ce titre, Hillary Clinton, même si elle est amplement qualifiée et douée pour assumer la fonction qu’elle convoite, ne possède ni le charisme ni cette capacité d’exploiter à son profit les problèmes socio-économiques et le ressentiment des classes populaires à l’égard des élites politiques, ce que Donald Trump a réussi de manière magistrale avec son auditoire. C’est là une faiblesse qui sera difficilement surmontable pour la candidate démocrate.

Dieu sait que, fort de ses succès, Trump saura utiliser les mêmes tactiques pour condamner le passé politique de son adversaire, qui est loin d’être sans failles. Mais le pire n’étant jamais certain, il est hautement souhaitable qu’il ne se produise pas et que M. Trump morde la poussière, notamment pour nous, Canadiens. En effet, pour nous, voisins et alliés, l’issue désastreuse de cette élection théâtrale pourrait entraîner de très graves conséquences.

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1 commentaire
  • Pierre Deschênes - Abonné 29 avril 2016 05 h 59

    The Donald et le pire du pire

    La pire des possibilités ici évoquée aurait l'avantage de permettre au premier ministre Couillard d'oublier ses velléités d'augmenter le nombre d'immigré au Québec; les masses de réfugiés américains suite à l'élection de The Donald combleraient amplement les besoins.