Commotions cérébrales: la roulette russe

La commotion cérébrale dans le sport est beaucoup mieux documentée et prise en charge sur le plan médical, mais les protocoles de gestion se situent dans le domaine de la prévention secondaire, c’est-à-dire après coup. « Mieux vaut prévenir que guérir »est un adage qu’on semble avoir remis aux oubliettes. Les épidémiologistes impliqués en maladie accidentelle ont ajouté cette phrase : rien n’est moins accidentel qu’un accident, puisqu’il est évitable dans la majorité des cas.

Nous apprenons maintenant par de l’information privilégiée que les propriétaires de club et le grand manitou de la Ligue nationale de hockey se préoccupent davantage de protéger leurs arrières que de protéger des joueurs qui acceptent de jouer à la roulette russe pour la gloire et des salaires faramineux.

Depuis que les joueurs portent le casque, l’incidence des commotions a augmenté, comme elle a augmenté chez les joueurs de football qui, de mémoire d’homme, ont toujours porté le casque. […]

C’est le leadership médical qui doit plutôt imposer les règles de la prévention de ce fléau qui frappe des sportifs professionnels dans la fleur de l’âge. L’occasion est belle, à l’heure où les promoteurs de la Ligue nationale de hockey ne comprennent pas pourquoi le nombre de buts a baissé de façon notable. Et si les joueurs avaient la chance de jouer !