Le cancer libéral

Philippe Couillard continue de nier l’évidence, mais le cancer de la corruption ronge le Parti libéral. Curieux tout de même pour quelqu’un ayant pratiqué la médecine.

Le virus est apparu au lendemain de l’élection de Jean Charest à la tête du gouvernement du Québec en 2003 et s’est introduit insidieusement à l’intérieur du parti. Ce n’est que quelques années plus tard que les premiers symptômes sont apparus. On convoque alors un comité d’experts chargé d’étudier le mal en question. Malheureusement, ceux-ci divergent d’opinion sur la nature et l’étendue de la maladie. Le patient, le Parti libéral, se croit donc en rémission.

Surprise ! On découvre récemment une première tumeur. On procède rapidement à des traitements en vue de l’éliminer dans l’espoir que tout ira pour le mieux. Mais le mauvais sort s’acharne et on voit une autre tumeur apparaître. Ayant pris trop de temps à reconnaître son cancer, le Parti libéral ne peut espérer survivre sans un traitement radical. Devrait-on faire appel aux services de Gaétan Barrette, lui qui ne fait pas dans la demi-mesure ? Mais il est peut-être trop tard.

12 commentaires
  • Pierre Hélie - Inscrit 6 avril 2016 06 h 21

    Un petit cours d'oncologie?

    "Devrait-on faire appel aux services de Gaétan Barrette?" Vous proposez d'échanger un cancer du poumon contre un cancer du pancréas! Il n'y a pas que la corruption qui est un danger pour la démocratie, la dérive autoritariste de cet intimidateur l'est tout autant: voyez le carnage qu'il est en train de faire. Qu'il ait obtenu des conditions salariales obscènes pour ses pairs par la corruption ou le chantage ne change rien à l'immoralité du résultat... Le PLQ, c'est aussi ça!

  • Michel Lebel - Abonné 6 avril 2016 06 h 45

    Comparaison douteuse

    Le mot "cancer" est trop particulier pour en faire un tel amalgame avec la politique.

    M.L.

    • André Nadon - Inscrit 6 avril 2016 09 h 04

      Le cancer est tellement insidieux que plusieurs qui en sont atteints l'ignorent ou font preuve de déni.

    • Sylvain Auclair - Abonné 6 avril 2016 10 h 11

      Au contraire, c'est une image très usitée. Qui ne fait pas votre affaire, par contre, parce qu'on attaque vos chouchous politques, monsieur Lebel.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 6 avril 2016 10 h 50

      Est-ce que «métastase» s'appliquerait d'avantage ? Ce terme indique une probagation de la maladie.

      PL

    • Michel Lebel - Abonné 6 avril 2016 12 h 38

      @ Sylvain Auclair,

      Ce n'est pas parce qu'une image est très utilisée qu'elle est bonne. Ne confondons pas ce qui relève de la maladie et ce qui relève de la politique. Pour moi, les mots ont toujours leur poids propre. Soyons sérieux, élevons le débat, cela n'a rien à voir avec mes "chouchous politiques". Vraiment!

      Michel Lebel

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 6 avril 2016 22 h 29

      Peut-on parler de pommes trop mures incomestibles qui infiltrent les autres qu on a achete sous de fausses representations ,donc les porter a la poubelle.... J-P.Grise

  • Jean-Pierre Martel - Abonné 6 avril 2016 08 h 20

    Ce cancer est devenu plus sournois

    Avec les nouvelles règles de financement des partis politiques (adoptées par le gouvernement Marois), il n'est plus possible de vendre des billets donnant droit au pillage du Trésor public. Cela n'est plus possible lorsque cette loi est respectée, évidemment.

    Mais le plafond très élevé de la limite budgétaire des courses à la chefferie (600,000$ pour chaque candidat libéral, si je ne me trompe) est encore trop important.

    Le transfert des dépenses des candidats (le transport de ses délégués, leur hébergement, etc.) vers une prise en charge par le PLQ lui-même serait souhaitable. Autrement le candidat à la chefferie est au départ redevable à des intérêts obscurs.

    • Jean-François Trottier - Abonné 6 avril 2016 11 h 01

      M. Martel, le problème est bien plus vaste.

      Je suis convaincu que la caisse occulte du parti libéral atteint des niveaux jamais vus pour le moment.

      Le travail de rue via des faux bénévoles, la voiture, l'essence et le chauffeur pour les déplacer, les gros bras au besoin, la location de locaux précisément pour le jour des élections sous des prêtes-noms...

      Les études de marketing sectorielles au nom de Monsieur N'importe Qui mais utilisées par les éminences du parti, les spécialistes du spin ou du buzz payés sous la table pour créer l'événement ou le diriger, les ententes en sous-main avec tout ce qui grouille dans les comtés qui ne votent pas "comme il faut"...

      Tous les vieux trucs de Duplessis sont utilisés, en cent fois pire.

      Quand des gens décident qu'ils sont au-dessus de la loi, rien ne les arrête.

      Oh! Je sais bien que c'est aussi pire dans n'importe quelle autre province. Le PLQ est seulement un autre parti fédéraliste pourri comme les autres, et je ne fais pas le lien au hasard.

      Je dis par contre que de l'histoire du Québec on n'avait jamais vu telle gangrène.

  • Colette Pagé - Inscrite 6 avril 2016 10 h 34

    Le PLQ et les questions d'éthique !

    Par manque de leadership et après une gestion catastrophique de la crise Hamad, le PM pour parler aux journalistes délégue à tour de rôle la VPM qui parle avec candeur de l'ami Sam et de son geste honorable de s'être retiré du Conseil des ministres.

    Quant au Ministre des médecins, avec son franc parler, il prend ses distances du passé libéral en souhaitant glisser rapidement l'affaire sous le tapis en souhaitant fermer la parenthèse et parler du présent. l'annonce de la construction d'un nouvel hôpital et de l'avenir, sa réforme avec les résultats anticipés.

    Mais le mal qui ronge le PLQ est grave en raison notamment du fait que les questions éthiques sont traitées à la légère.

    À preuve le manque d'empressement du Gouvernement de mettre en application les recommandations de la commission Charbonneau. Une Ministre de la Justice qui se déclare incapable d'identifier les mesures déjà en application, un Président du Conseil du Trésor, Ex Vp développement des affaires de Roche.

  • Luciano Buono - Abonné 6 avril 2016 15 h 57

    Pourquoi M. Barrette?

    Je ne comprends pas ce que M. Barrette pourrait faire pour aider à combattre ce cancer au PLQ. Il n'est que ''ministre de la santé financière des médecins''.