CLSC: besoin d’explications intelligentes

Chers CLSC,

Est-ce que vous pourriez publier un feuillet à propos des transformations en cours, car c’est à n’y rien comprendre… Une description, des explications ? Peut-être aussi des illustrations graphiques, un organigramme ? Des chiffres provinciaux ?

C’est inquiétant d’entendre le ministre de la Santé dire que les CLSC sont un échec. Que veut-il dire par là ? Et qu’est-ce qu’il mijote ? Qu’est-ce qu’un GMF (groupe de médecine familiale) ? Quelle différence au juste ?

Et maintenant, nous apprenons que 46 % des travailleurs sociaux seront transférés dans les GMF. Où iront les autres ? Que feront ceux qui ont besoin de leur parler ?

Peut-être que ça prend plus qu’un feuillet, au fond. Ce n’est pas de la propagande que j’aimerais lire, mais une publication qui pèserait le pour et le contre.

Lorsque je me présente au CLSC, peut-être que ce n’est plus un CLSC. Mon rendez-vous annuel avec mon médecin, c’est avec une infirmière que je l’ai eu. Je n’ai pas d’objection, je fais confiance aux infirmiers. Mais on devrait nous expliquer tous ces changements et leurs répercussions, et pas juste nous dire « c’est mieux ». On se sent infantilisés, et puis même les enfants méritent des réponses sophistiquées.

L’absence d’information me fait penser que personne n’ose nous dire la vérité : mesures d’austérité. Car ça ne marche jamais mieux avec moins de ressources, peu importe les astuces de la réorganisation.

4 commentaires
  • Jacques Lamarche - Inscrit 4 avril 2016 01 h 21

    Enfin, quelque chose de clair!

    Ce brillant exposé, Mme Davis, m'a enfin permis de comprendre pourquoi j'avais un mal fou à comprendre le sens de la réforme. Merci!

  • Yves Côté - Abonné 4 avril 2016 05 h 23

    Pardon Madame...

    Pardon Madame : pas "mesures d'austérité", mais plus prosaïquement il me semble : mesures d'anéantissement social et culturel.
    Ce qui est à mon avis, malheureusement, beaucoup plus juste pour décrire la situation actuelle au Québec...
    L'austérité en question n'est que la façade qui est laissée volontairement à comprendre pour tromper les électeurs et cela, par un gouvernement qui a été élu en taisant tout de ce qu'il ferait en réalité.
    Selon moi, le pire gouvernement que nous n'ayons eu de toute notre Histoire, puisque le meilleur en teme de retour au provincialisme canadien étroit.
    La réalité, Madame, c'est que les intérêts communs des Québécois ne cessent d'être briser au quotidien, les vôtres comme les miens, pour favoriser une coalition d'individus et de groupes faite des intérêts privés des nantis et des intérêts politiques du seul Canada.
    Et cela doit cesser sinon, à l'opposé de ce que nous répètent les élus d'un gouvernement qui ne représente même pas un Québécois en âge de voter sur trois, nous ne faisons que courrir à notre perte définitive.

    Merci de m'avoir lu, Madame.
    Et mes amitiés républicaines.

  • Jean Jacques Roy - Inscrit 4 avril 2016 06 h 36

    Absence d'informations, absence de démocratie.

    Madame Davis, les questions que vous posez sont celles que l'ensemble des citoyens et citoyennes nous devrions nous poser, non seulement concernant les CLSC mais sur l'ensemble de la Contre-Réforme Barette. Ce ministre s'est octroyé des pouvoirs de centralisateurs et est en train d'opérer une réforme en appliquant un plan où les personnes concernées (les usagers et les travailleurs et travailleuses qui octroient des soins) ne sont aucunement consultées.

    Pour notre malheur, Madame Davis, ce gouvernement du PLQ élu par seulement le ⅓ des électeurs et électrices a hérité de la même arrogance que le gouvernement Charest qui l'a précédé: magouilles, décision par le haut, parti pris pour défendre les intérêts du secteur privé au détriment du bien commun.

    J'appuie complètement votre requête, Madame. Qu'arrive-t-il ou qu'arrivera-t-il des CLSC? Qu'advient-il de nous les usagers des soins de santé: ceux et celles qui sommes suivi.es dans le réseau et celles et ceux toujours en attente d'avoir un médecin et/ou des soins? Comment se fait-il que nous, les personnes concernées, nous n'ayions jamais été consultées et en plus, au bout du compte, il faut courir pour obtenir de l'information.

  • Irène Doiron Et M. Pierre Leyraud - Abonnée 4 avril 2016 10 h 09

    INCOHÉRENCE ET DÉLOCALISATION !

    À partir d'un fait vécu ....
    Savez vous ce qui se passe quand votre médecin traitant, pour une raison quelconque, quitte le CLSC où vous le voyez ? Soit vous le suivez dans son nouveau lieu de travail , qui a toute les chances de ne plus être "LOCAL", soit vous faites une nouvelle demande à votre CLSC pour avoir un nouveau médecin qui pratique dans ce CLSC. Dans cette seconde option vous risquez fort de ne pas avoir de médecin dans votre CLSC pendant longtemps et on vous recommendera alors d'aller aux urgences. Faut-il rappeler qu'une des "missions" des CLSC est de désengorger les urgences !
    Dit autrement, quand un médecin se "délocalise ", soit vous vous "délocalisez" en même temps, soit vous allez être amené à fréquenter les urgences. C'est comme ça que des patients d'un CLSC du Plateau Mont Royal peuvent se rétrouver patients d'un CLSC de Terrebonne et que , en même temps, d'autres personnes font la "délocalisation " inverse !
    CLSC, service LOCAL vous avez dit ?
    Pierre Leyraud