Les élus de Lévis disent «non» à Énergie Est

La municipalité qui a fait face au déversement de pétrole de Lac-Mégantic dit « NON » à TransCanada !

Quelques jours après la catastrophe pétrolière, la ville a dépensé quatre millions pour concevoir une voie d’approvisionnement alternative en eau brute pour 50 000 de ses citoyens. Jamais les entreprises ferroviaires ou le propriétaire du pétrole n’ont offert de payer la note.

La municipalité ne puisait l’eau que dans la rivière Chaudière, elle rendit l’approvisionnement alternatif par la rivière Beaurivage permanent. Les travaux sont toujours en cours, cinq millions seront encore déboursés par les contribuables. Les opérateurs privés, eux, sont trop occupés à empocher les profits du transport pétrolier.

De récents travaux de l’École polytechnique indiquent que, sous les rivières à grand débit, les canalisations devraient passer par des tunnels. L’eau est isolée du pétrole pour permettre une inspection visuelle des canalisations et un pompage des fuites. Cette option n’intéresse pas les promoteurs... trop cher !

Enbridge, avec sa ligne 9B déjà en fonction, devrait accourir pour construire des réservoirs d’eau brute protégés et oxygénés pour les municipalités vulnérables. Ces villes menacées sont incapables de détecter une contamination aux hydrocarbures, ni en amont de leur puise pour fermer l’approvisionnement à temps, ni dans leur citerne d’eau traitée. On ne parle même pas ici d’identifier le type de toxines qui menace l’eau potable.

Les barrières de purification de toutes les usines vulnérables devront rapidement être améliorées. Une étape d’ozonisation chimique en prétraitement, suivie d’étapes supplémentaires de dosage de charbon activé capable de capter les dérivés complexes dangereux qui font partie du mécanisme de dégradation du pétrole.

À ces nouvelles étapes de traitement, une amélioration de clarification par l’ajout de processus de décantation par tubulures peut atténuer les dangers de contamination des réseaux. Mais qui devra payer pour ces nouvelles mesures ? Peut-on être surpris de voir le maire de Lévis remettre en question le sérieux des promoteurs ?

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3 commentaires
  • François Beaulne - Abonné 29 mars 2016 09 h 10

    Merci

    Merci de ces informations qui ajoutent aux raisons pour dire NON à ce projet "éléphant blanc' de l'industrie pétrolière des sables bitumineux albertains.
    C'est le genre d'informations passées généralement sous silence mais qui devraient nous éveiller aux retombées négatives qui attendent le Québec si jamais on nous enfonce ce projet dans la gorge.

  • Gilles Teasdale - Abonné 29 mars 2016 11 h 08

    Rivière Kalamazou

    Le seul but de ces promoteurs remplir les poches d'un petit groupe d'actionnaires. La sécurité des résidents concerner n'est pas importante .

  • Denis Paquette - Abonné 29 mars 2016 11 h 14

    Des industries parasites qui n'en font qu'a leur tête

    Peut on faire confiance a cette industrie, le passé ne nous prouve-t-il pas qu'ils ne se sont jamais préocupés des conséquences colatéralles, que ce sont des gens qui ne font que prendre, que dire de plus sinon qu'ils se percoivent comme des fantassins de premiere ligne , qu'ils se servent et ne se préocupent pas du lendemain, en fait dans ce cades les mines ne suffisent-elles pas, faut-il laisser les compagnies de pétroles venir mettre notre territoire, sans dessus dessous, nos cours d'eau, le fleuve St Laurent et nos terres ne valent- elles pas plus que ca, sommes nous juste bon a avoir des industries parasites qui n'en font qu'a leur tête