Autour du programme d’ethnologie de l’Université Laval

Au cours de la dernière semaine, soit dans une lettre ouverte publiée le mercredi 16 mars et dans une chronique écrite par le journaliste Jean-François Nadeau publiée le lundi 21 mars, Le Devoir a laissé entendre que l’Université Laval abandonnait complètement l’enseignement de l’ethnologie, ce qui n’est clairement pas le cas.

En effet, il n’a jamais été dans l’intention de l’Université Laval de délaisser l’ethnologie, bien au contraire. Les étudiants qui s’y intéressent ont actuellement accès à des programmes d’études offerts aux trois cycles d’enseignement : le certificat, la maîtrise et le doctorat. L’accessibilité à ces programmes n’est aucunement remise en doute aux sessions ultérieures.

La Faculté des lettres et des sciences humaines offre également un Baccalauréat intégré en sciences historiques et études patrimoniales qui comprend une concentration en ethnologie.

Preuve de l’intérêt que nous avons à promouvoir cette discipline, la Faculté a mis sur pied un comité chargé d’élaborer un nouveau programme de deuxième cycle dans ce domaine. Cette réflexion s’effectuera au cours de l’année 2016-2017.

Il est malheureux que de telles informations erronées et non fondées soient véhiculées, car elles nuisent à la discipline et aux efforts que nous menons afin d’assurer les meilleures formations dans ce domaine du savoir

 

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La réplique de notre chroniqueur

En entrevue au journal Impact Campus, M. le doyen estime que « c’est un baccalauréat qui n’a jamais trouvé sa clientèle ». Impact Campus parle bien de « la fermeture d’un programme », tout comme des étudiants et des professeurs directement concernés. Le président de la CADEUL estime en outre qu’il s’agit d’un recul de l’université. Mais M. De Waele maintient qu’« on ne réduit pas l’offre, puisqu’on suspend les admissions au bac, mais on crée une nouvelle maîtrise ». À chacun ses mots en somme pour parler de ce que l’on nomme communément une fermeture. Jean-François Nadeau
2 commentaires
  • Philippe Dubé - Abonné 24 mars 2016 07 h 16

    Certificat vs Baccalauréat

    Dans ma compréhension des choses, mettre fin à un programme de baccalauréat (cursus complet de 1er cycle) est une grave atteinte à un champ d'études. Un certificat comme une concentration dans un baccalauréat intégré est une manière d'édulcorer une formation de base complète. Aurait-on idée de faire ce genre de manoeuvre pour une dsicipline qui se veut sérieuse et préparer adéquatement les étudiants aux cycles supérieurs? Ici, l'adiministration de l'Université Laval joue avec les mots et assaisonne la couleuvre qu'il veut nous faire avaler.

    • Philippe Dubé - Abonné 24 mars 2016 11 h 14

      "[...] qu'elle veut nous faire avaler." Excusez la faute. Je devais avoir en tête l'auteur de ce billet truffé de biais.