La journée de la tuberculose, cette grande meurtrière

C’est le 24 mars qu’est soulignée chaque année à travers le monde la Journée mondiale de la tuberculose. Il s’agit là d’une bien triste célébration, considérant aujourd’hui que la tuberculose est la maladie transmissible la plus meurtrière au monde.

La tuberculose est une maladie infectieuse qui se propage par voie aérienne. Donc au même titre que la grippe, elle peut se propager très facilement d’une personne infectée toussant, à une personne non infectée, surtout si cette dernière est vulnérable, déjà fragilisée ou souffre de malnutrition.

Le coût élevé des soins peut obliger des familles à vendre leurs biens pour payer les traitements, à arrêter leur travail pour prendre soin d’un parent ou d’un enfant, ce qui ne peut qu’accentuer le cercle vicieux de la pauvreté… Cette maladie touche effectivement les communautés les plus pauvres, et ce, même dans notre coin de pays. En effet, les communautés autochtones du Grand Nord sont de grandes victimes de ce fléau, pourtant évitable…

J’écris ces lignes sans savoir encore quelle sera l’enveloppe allouée à l’aide publique au développement dans le budget fédéral. J’espère toutefois qu’une juste part de cette enveloppe contribuera aux bonnes initiatives supervisées par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. En souhaitant qu’un jour, le 24 mars ne serve plus qu’à la commémoration d’un mauvais souvenir…

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1 commentaire
  • Jacques Tremblay - Inscrit 23 mars 2016 11 h 01

    L'histoire de la lutte contre la tuberculose est un exemple de médecine efficace.

    N'oublions pas que la tuberculose a été une très très grande maladie meurtrière dans notre pays. Ma grand-mère en est morte à 47 ans et mon père sans être médecin a combattu cette maladie durant une grande partie de sa vie professionnelle comme ancien directeur de sanatorium et aussi comme administrateur et même président pour la société du Timbre de Noël du Québec. Je me souviens de certains samedis matins dans les années 60 où mon père nous amenait dans son hôpital pour aider l'équipe régulière à préparer et coller des enveloppes afin d'obtenir des dons pour combattre toutes les maladies pulmonaires.
    Bien que le combat ne soit pas terminé il faut se rappeler que cette maladie hautement contagieuse a d'abord été contrôlée puis pendant un certain temps pratiquement radiée de la province de Québec pendant plusieurs années par des chercheurs, des techniciens et des médecins spécialistes et généralistes payés à salaire! Souvenons-nous des roulottes radiographiques qui apparaissaient pratiquement à chaque année dans les cours de nos écoles!
    Quand c'est le temps de parler des vrais affaires il faut un travail d'équipe solide pour faire de la prévention et affronter la maladie. Et ça c'est virtuellement impossible avec des médecins payés à l'acte. C'est un peu comme Didier Drogba qui se présente ou pas aux matchs de l'Impact de Montréal: impossible de bâtir une cohésion d'équipe dans de telles circonstances. Sur papier ça a l'aire de marcher mais c'est au prix de légitimes frustrations professionnelles de la part des autres membres de l'équipe. Un jour les aristocrates ont arrêté de passer au devant de tout le monde. Il est grand temps que les médecins admettent que le payement à l'acte est incompatible avec la prévention et des soins efficaces.
    Jacques Tremblay
    Sainte-Luce, Qc