De l’avant avec la surveillance!

À l’ère des ordinateurs, nous nous retrouvons dans un monde qui s’approche toujours plus de celui de Big Brother. Je viens d’en avoir une nouvelle preuve.

Il y a quelques mois, la Société des alcools du Québec a lancé un nouveau programme de marketing : le programme SAQ Inspire. On vous fournit une carte que vous présentez à chaque achat et qui vous permet d’accumuler des points qui pourront être échangés contre des produits vendus par la SAQ. Cette dernière peut utiliser ce mécanisme pour favoriser la vente de certains produits, en augmentant les points qui leur sont attribués. Comme sans doute la plupart des clients de la SAQ, je me suis dit « pourquoi pas ? » et j’ai accepté la carte qu’on m’offrait et l’ai présentée chaque fois que j’effectuais un achat.

Il fallait donner son adresse courriel en s’inscrivant. Je l’ai fait, et malheur ! J’ai commencé à recevoir des sollicitations fréquentes de la SAQ : des ventes, des points supplémentaires Inspire sur certains produits, etc. Ai-je vraiment besoin qu’on m’incite à consommer davantage de vins et d’alcools divers ?

Mais le pire m’est arrivé il y a quelques jours : un courriel dans lequel la SAQ m’invite à consulter la liste de tous mes achats depuis que j’ai adhéré au programme. Ainsi, on pourra savoir ce que j’achète (et consomme seul ou avec d’autres) au fil des ans. M. Barrette pourra ordonner un jour qu’on transmette cette information à mon médecin ; quand je voudrai présenter ma candidature à un poste quelconque, on pourra estimer si j’ai des tendances à l’alcoolisme. Oui, Big Brocher vient de trouver un autre moyen de contrôler ma vie. Mais dans mon cas, il n’aura les données que de quelques mois, car vite je déchire ma carte Inspire.


 
1 commentaire
  • Serge Morin - Inscrit 23 mars 2016 13 h 17

    Primo, vous n'avez qu'à ne pas la prendre cette carte.
    Secundo, vous pouvez reduire votre exposition à cette intrusion.
    Tertio, entretenir cette paranoïa n'aidera pas à votre santé