Et l’imputabilité, M. Couillard?

En corollaire des accusations graves de complot, d’abus de confiance, de fraude envers le gouvernement et de corruption de fonctionnaires portées contre Nathalie Normandeau ressortent les pratiques illégales de financement du PLQ, qui avait érigé en système des retours d’ascenseurs qui garnissaient généreusement la caisse du parti.

Aujourd’hui, le premier ministre Couillard invoque le fait que les « moeurs politiques ont changé » depuis l’adoption de la nouvelle loi sur le financement des partis politiques. Toutefois, considérant le fait que les accusations de l’UPAC couvrent la période de 2000 à 2012, les goussets se sont remplis d’argent « sale » qui a servi à supporter les coûts des campagnes électorales du PLQ.

De plus, il est fort probable que les intérêts générés par ces manoeuvres frauduleuses garnissent encore aujourd’hui les caisses du PLQ. Conséquemment, Philippe Couillard, en toute honnêteté, ne peut pas balayer du revers de la main cette réalité et doit, en tant que chef du PLQ, démontrer l’imputabilité qui lui incombe en dégraissant la caisse du parti des sommes recueillies frauduleusement.

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1 commentaire
  • Christian Montmarquette - Abonné 19 mars 2016 10 h 26

    Le receleur

    Le Parti libéral élu avec 7,3 millions d'argent du crime...

    Le démagogue en chef du Parti libéral Philippe Couillard, aura beau nous répéter ad nauseam que sa formation politique a changé et que l’arrestation de Nathalie Normandeau réfère à un Parti libéral d’une autre époque, il n’en demeure pas moins que le PLQ fonctionne depuis des années avec 7,3 millions d’argent sale provenant du crime, et ce, non seulement selon un communiqué de la CAQ datant du 25 novembre 2015, mais aux dires mêmes du Directeur général des élections du Québec (DGEQ).

    Si comme Wikipédia l'écrit, on défini le recel comme «Le fait de détenir, dissimuler ou bénéficier d'une chose provenant d'un crime ou d'un délit...». Philippe Couillard et le Parti libéral sont bel et bien des receleurs, et on pourra désormais considérer son parti comme les tout autre membre du crime organisé.

    Et espérons qu’en ce sens, l’UPAC ne se limitera pas aux quelques arrestations auxquelles elle s’est récemment livrée, mais mettra aussi en accusation l’ensemble du Parti libéral en tant qu'organisation criminelle. puisqu’il était pratiquement impossible que des gens comme Nathalie Normandeau et Marc-Yvan Côté aient agit seuls et de leurs propres initiatives. Mais au contraire, dans un complot délibéré du Conseil des Ministres et de la plus haute direction du Parti libéral.

    Au Canada, le recel est prévu par le Code criminel à l'article 354 sous l'intitulé : «Possession de biens criminellement obtenus». Et pour ce genres de crimes des plus graves – puisque dans le cas qui nous occupent, ils vont jusqu’à remettre en cause la légitimité même de l’ensemble des décisions d’un gouvernement illégitimement élu à l’aide de fonds illégaux – il serait donc totalement inacceptable que le Parti libéral puisse se cacher derrière une loi électorale complaisante et une insipide prescription de 5 ans adoptées par ceux-là mêmes qui ont commis ces crimes.

    Christian Montmarquette

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