La fin de la taxe santé

Grosse manchette : c’est la fin de la taxe santé au Québec. Cela arrive une année plus tôt que prévu par le plan du gouvernement. Une promesse est une promesse. Les mesures d’austérité étaient aussi inscrites dans le programme électoral du Parti libéral du Québec. Puisque peu de gens les lisent en détail, ils se sont réveillés avec des coupes budgétaires jusque dans leur cour.

La nouvelle sur la taxe santé devrait être confirmée lors de la présentation du budget, ce jeudi. L’entrée en vigueur de cette mesure devrait amener 734 millions de moins dans les recettes de la province.

C’est une bonne nouvelle pour le « petit monde ». Les Québécois les moins fortunés qui n’ont pas accès à l’assurance médicaments n’auront plus à payer.

Les autres devront continuer à débourser pour leur assurance médicaments auprès de leurs assureurs. Cela signifie une forme d’injustice, mais, bon, on n’en fera pas un plat. Nous, la classe moyenne, allons encore payer, comme à l’habitude, et nous taire.

Malgré cela, il faut saluer la bonne gestion des finances du Québec, même si tous en paient en peu le prix.

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6 commentaires
  • Jacques Lamarche - Inscrit 16 mars 2016 03 h 14

    Tous comptes faits, qui gagne?

    M. Voyer, pour apprécier si les finances publiques sont bien gérées, il faut aussi considérer ce qui en coûte en sus au privé pour se faire soigner ou pour faire garder ou instruire les enfants! Et c'est sans compter ce qu'en coûtera à toute la société le désinvestissement en éducation! La liste des conséquences des coupes pourrait être longue!

    L'abolition par Philippe Couillard de la taxe santé de Jean Charest est la moindre des choses! Pas drôle de voir l'un corriger les fautes de l'autre!

  • Yves Côté - Abonné 16 mars 2016 06 h 00

    "Salauds de pauvres !"

    "Salauds de pauvres !", déclamait ironiquement Coluche dans un de ses sketches.
    Monsieur Voyer, je me questionne passablement ce matin sur le sens profond et peut-être caché de votre réflexion...
    Il y aurait donc d'un côté les chanceux du "petit monde" eux qui sont "les moins fortunés", moins de fortune ne voulant pas dire infortunés...
    Et de l'autre, "les autres", justement, qui eux doivent payer une assurance médicaments parce qu'ils ont la malchance d'avoir les moyens de le faire ?
    SVP, éclairez-moi pour que de ce qui est sans aucun doute ma médiocre myopie sélective, celle qui me fait estimer qu'il faut d'abord aider celles et ceux qui en ont le plus besoin pour simplement avoir accès à des traitements de santé acceptables, je comprenne toutefois le fondement de vos félicitations à ce "bon gouvernement" ?
    Lui qui selon vous réussi à faire payer un prix modeste et donc acceptable à tous.
    Ce qui pourrait être preuve de sa valeureuse modération à l'endroit d'une clientèle d'électeurs toute désignée ? Et qui pourrait être suffisante pour calmer le mécontentement qui monte de plus en plus ouvertement du côté de ces membres du parti libéral qui restent aujourd'hui attachés aux quelques mesures sociales adoptées par les gouvernements libéraux des années pré-90 ?
    Hein ?
    Je m'impatiente déjà de vous relire sur ce sujet, Monsieur Voyer.

    Tourlou !

  • Serge Morin - Inscrit 16 mars 2016 10 h 03

    Au monde du sophisme

    Après avoir demoli la maison,on s'aperçoit que la cheminée est intacte.
    Bravo à notre gouvernement démolisseur.
    Un cadeau de 200$ apres une purge de 3000$, quelle avancée!

  • Sylvain Auclair - Abonné 16 mars 2016 10 h 10

    Tous en paient le prix

    Mais surtout ceux qui ont besoin de service...

  • Jean-François Trottier - Abonné 16 mars 2016 10 h 15

    Faut savoir écrire court...

    Par chance, M. Voyer, votre lettre est courte. Il faut, s'pas.

    Parce que sinon il vous faudrait démontrer la justesse et la justice de la mesure, dont personnellement je ne doute pas. Mais...
    Ce minuscule geste, tenant compte par exemple de la une du Devoir de matin ("Les superinfirmières investissent le privé") mais aussi de la coupe dans les CLSC au profit de clinique pur la grande majorité privées, de la disparition à moyen terme de toute médecine préventive, des hausses cachées ou pas du revenu des médecins spécialistes, mène directement au but maintenant même pas caché.

    Leitao a réduit les services. Maintenant il réduit les revenus. Réduire. Réduire. Réduire...

    Relisez le programme. Rien de rien ne disait ça.

    Menteurs il sont, menteurs ils resteront.