Enregistrement des armes à feu: à abolir

Il pourrait coûter moins cher d’acheter les armes à feu que de les enregistrer. En ajoutant presque 1 milliard de dollars pour les frais des corps policiers au coût officiel de plus de 2 milliards du système, on en arrive au coût de quelque 3 milliards de dollars pour enregistrer environ huit millions d’armes, soit près de 400 $ par arme en seuls coûts d’enregistrement, soit plus qu’il en aurait fallu pour les acheter dans possiblement 80 % des cas.

Le gouvernement Harper avait donc totalement raison d’abolir ce programme complètement inefficace et de mettre l’accent sur l’interdiction de certains types d’armes et l’augmentation des peines. Or, rien ne permet de prétendre que les projets informatiques du Québec sont gérés plus efficacement que ceux du gouvernement fédéral.

Évidemment, contrairement aux neuf autres provinces prétendument moins avisées, comme d’habitude, le gouvernement du Québec ne semble pas vouloir manquer l’occasion de perpétuer ce système inefficace au coût exorbitant, histoire d’accentuer encore une fois le caractère si distinct de notre société.

Si vraiment le Québec dispose d’un tel surplus budgétaire, rappelons qu’ailleurs, des offres publiques d’achats d’armes, pour 50, 100 ou 200 $, ont été des réussites extraordinaires, ce que nos gouvernements pourraient appliquer en un premier temps pour en retirer enfin un résultat plus concret qu’un enregistrement. Combien accepteraient, par exemple, pour 50 $, de se débarrasser d’une de ces vieilles carabines 303 de la Seconde Guerre mondiale que l’armée liquidait pour 10 $, par dizaines de milliers, dans les « Dominion Store », au cours des années cinquante ?

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