Aveos: Québec et Aéro Montréal ont failli à la tâche

L’annonce sauvage de la fermeture d’Aveos a pris tout le monde par surprise un dimanche après-midi de mars 2012. Le lendemain, 19 mars, l’entreprise était définitivement fermée. En tout, 1800 personnes perdaient leur emploi.

Air Canada avait pourtant l’obligation légale de maintenir un service d’entretien d’aéronefs à Montréal. Il faut se rappeler qu’Air Canada employait en 2007 3500 personnes pour faire l’entretien de ses avions à sa division ACTS de Dorval ; division qui deviendra l’année suivante Aveos.

Une fermeture d’usine, particulièrement dans un secteur industriel de pointe, est toujours un événement dramatique.

Le plus triste est toutefois que les gouvernements Charest et Couillard ne se sont jamais souciés des conséquences de cette fermeture. Pire encore, les entreprises québécoises du secteur aérospatial, regroupées au sein de la grappe industrielle Aéro Montréal, ne se sont pas mobilisées pour ravoir cette activité à Montréal et défendre les travailleurs mis à pied.

Depuis dix ans, la grappe Aéro Montréal est financée en grande partie par les deniers publics. Elle a été mise sur pied pour rassembler tous les acteurs du secteur aéronautique et spatial afin qu’ils travaillent ensemble à promouvoir et à développer ce secteur. Quels intérêts Aéro Montréal a-t-il représentés et défendus dans ce dossier aéronautique ?

Malgré les belles déclarations du genre « on travaille très fort pour maintenir et créer des emplois », dans ce cas, tous ont ignoré l’important potentiel de création d’emplois par la relance de l’entretien des avions d’Air Canada à Montréal.

Le manque de vision du gouvernement Couillard dans ce dossier est évident ; une décision favorable de la Cour suprême du Canada aurait grandement amélioré sa position de négociation face à Air Canada. […]