Souriez!

Bienheureux le citoyen qui ne s’est pas retrouvé entre les mains du matricule 728, en 2012. Je dis « citoyen », puisque sa rage ne semblait pas s’adresser qu’aux gratteux de guitare ou aux carrés rouges et autres miséreux de même nature, mais bien à tout le monde en général. Là-dessus, sans vouloir m’étendre sur son comportement inacceptable, tout a été déjà dit sur le sujet. Il est bon de se souvenir que c’est bien le gouvernement Charest qui, à ce moment, avait laissé se détériorer le climat social de façon telle que c’est le SPVM, qui s’était retrouvé seul au bâton pour tenter de ramener de l’ordre dans la cité. On connaît la suite. Manifestations au quotidien, présence de casseurs, parades de casseroles, etc. Policiers à bout de nerfs, poivre à volonté, situations qui tournent à la vinaigrette et grandes brassées dans le panier à salade. Depuis ces événements marquants, chaque fois qu’il y a une intervention policière quelque part en ville, quelqu’un brandit son téléphone portable pour filmer la scène. C’est devenu automatique. À tel point que les autorités pensent désormais munir de caméras les policiers, pour que ceux-ci puissent filmer à leur tour. Je filme, tu filmes, nous filmons. Mais où s’en va donc la vie privée dans tout ça ? On ne le sait pas. Souriez, vous êtes filmés.

1 commentaire
  • Sylvain Auclair - Abonné 4 mars 2016 07 h 35

    Au contraire

    Le but des caméras corporelles est d'empêcher les policiers de mentir dans leur compte rendu des faits.