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Convergence et QS

Le PQ appelle à la convergence des forces indépendantistes. Mais QS n’est pas chaud à l’idée. C’est à se demander s’ils sont vraiment indépendantistes et pas uniquement anti-PKP. Pensons à la très remarquée déclaration d’Amir Kadir : « L’indépendance si nécessaire, mais pas nécessairement l’indépendance. » Imaginez que c’est QS qui sollicite l’engagement du PQ sur la justice sociale. Que penser du PQ s’il répondait « la justice sociale si nécessaire, mais pas nécessairement la justice sociale » ? Poser la question, c’est y répondre. Encore récemment sur les ondes de Radio-Canada, Manon Massé affirmait à Michel C. Auger que QS s’opposait à l’idée de l’indépendance pour l’indépendance ! Pour un indépendantiste, difficile de faire confiance à des gens qui ravalent l’indépendance politique des peuples à un vulgaire moyen pour atteindre une autre fin.

4 commentaires
  • Pierre Lefebvre - Inscrit 2 mars 2016 06 h 35

    Vision

    Le problème avec QS est qu'il ne sera jamais satisfait tant que tous les autres partis politiques n'accepteront «sa» vision comme base de la société. Autant n'avoir qu'un seul parti, c'est tout comme. Et des pays à «un seul parti» nous en avons des exemples et... c'est pas les gros chars.

    Que QS présente sa plateforme devant le peuple et nous voterons pour... ou pas.
    N'est-ce pas ce qu'il fait déjà même si nous ne sommes pas indépendant ?

    Après l'indépendance, je veux encore avoir «des choix» de comment sera dirigé «ma» société. Cela exige donc qu'il y ait plus qu'un seul parti et que ces partis aient une vision différente de l'autre. Je veux continuer de vivre en «démocratie».

    PL

    • Jean Jacques Roy - Inscrit 2 mars 2016 11 h 35

      "Le problème avec QS est qu'il ne sera jamais satisfait tant que tous les autres partis politiques n'accepteront «sa» vision comme base de la société." (PL)

      Voyons Monsieur Lefebvre, QS n'existe pas pour faire plaisir aux autres partis! C'est un parti adverse à la CAQ, au PLQ et au PQ et c'est justement parce que ce parti ne partage pas la vision des autres partis et qu'il propose un programme social et politique différent qu'un pourcentage important de la population vote et appui QS.

      Le chef et les dirigeants du PQ font des clins d'oeil - en passant par les medias - à l'endroit de QS, appelant à la "convergence". Jusqu'ici, ce ne sont que des mots assortis d'aucune proposition pour un projet concret qui pourrait justifier une démarche commune. Jusqu'à preuve du contraîre, le PQ fonctionne toujours avec l'article 1 modifié par Lucien Bouchard, cautionné par Bernard Landry et totalement devenu virtuel sous Pauline Marois. Voilà concernant la supposé option "souverainiste" du parti Québécois! Comment voulez-vous que QS et ses sympathisants prennent au sérieux de supposés gestes de convergence! À cela s'ajoute la "vision" sociale du PQ qui étant au gouvernement s'est montré impitoyable pour appliquer des coupures et inicier ce cycle infernal de politique d'austérité!
      QS ne demande pas au PQ de partager ni sa vision, ni son programme. La réciproque doit aussi s'appliquer. Par contre, si vraiment le PQ cherche vraiment réaliser l'indépendance du Québec... pourquoi garder secret son projet? Pourquoi n'énonce-t-il pas sa VISION et la démarche qu'il faudrait suivre pour accéder à l'indépendance? Et, au fait, à quel niveau se situerait cette souveraineté: Politique, juridique, économique? Reviendrait-on aux vieilles formules "souverain-partenariat-associé"?
      Si on invite à "converger", la moindre des choses c'est de dire à ses invités de l'objet de la rencontre.
      Sans quoi, on croira qu'il s'agit d'une manoeuvre pour mystifier l'électorat!

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 3 mars 2016 08 h 13

      «qu'un pourcentage important de la population vote et appui QS.»
      Si vous considérez que 10% est un support «important», libre à vous. Mais il reste 90% qui ne le «considère» pas. Ils vont choisir n'importe quoi sauf...

      La question devient donc : Est-ce que 90% de la population du Québec est dans le champ contre 10% qui savent ?

      Il faudra un gros remaniement du système électoral ici pour que 10% des votes soient plus fort que 90%.

      Dévier la conversation vers les autres partis semble un jeu auquel les intervenants de QS s'amusent un peu trop à mon goût. «Une manœuvre pour mystifier l'électorat ?» (Je me sers de vos mots). Si jamais vous voulez que je vous parle de «moi», je ne vous répondrai pas en vous parlant du voisin.

      Bonne journée.

      PL

  • Sylvio Le Blanc - Abonné 2 mars 2016 17 h 40

    Tout à fait d'accord ! Bravo !

    Selon un sondage, 47 % des solidaires voteraient Non à un référendum. Cela donne une idée de la ferveur indépendantiste de ce parti, dont une branche, il faut le rappeler, était fédéraliste au moment de la création de QS.