Pipeline et responsabilités du gouvernement du Québec

Lorsqu’on lit dans Le Devoir que le ministre Heurtel « s’attend à la collaboration de TransCanada » dans l’étude du dossier du pipeline Énergie Est, on constate que le gouvernement du Québec renonce à exercer ses pouvoirs en matière d’environnement.

Lorsqu’un v.-p. du projet Énergie Est affirme que « le projet n’est pas soumis à la réglementation provinciale », il a tort. En effet, lors de la formation de la Fédération canadienne en 1867, l’environnement ne faisait pas partie des préoccupations, des responsabilités à se partager entre la fédération et les provinces (ou États fédérés). En conséquence, l’environnement est un champ de compétence partagé entre les deux ordres de gouvernement.

L’environnement étant une responsabilité partagée entre le fédéral et le Québec, le gouvernement du Québec, plutôt que de « quêter » la présence de TransCanada, n’a qu’à soumettre le projet Énergie Est à une évaluation en bonne et due forme, à un BAPE décisionnel, comme il peut le faire. Malheureusement, lorsque le ministre Heurtel espère « la collaboration » de cette compagnie dans le dossier Énergie Est, il manque à ses responsabilités à l’égard de ses citoyens.