Merci Josée, merci «Le Devoir»

L’immigrant que je suis est arrivé au Québec il y a 11 ans, avec conjointe et trois filles, une quatrième est arrivée deux ans plus tard.

Polyglotte et accro aux nouvelles, et affamé d’information pour connaître et comprendre mon pays d’accueil, je me suis promené de journal en journal jusqu’à tomber sur Le Devoir, le plus maigrelet, le plus cher, et celui dans lequel, à coup sûr, je n’allais jamais trouver les nouvelles le plus importantes : les résultats du foot en Amérique du Sud.

Et c’est pourtant dans Le Devoir que j’ai trouvé ce que je cherchais : une vision critique de la réalité, une analyse profonde des événements politiques, sociaux, économiques, culturels, des éditoriaux qui font appel à l’intelligence du lecteur, des prises de position franches et courageuses… si différent des autres médias locaux qui se vantent d’une supposée objectivité qui cache mal leur tendance à la manipulation.

Je remercie Le Devoir, et tout spécialement Josée Boileau, pour votre franchise et votre honnêteté intellectuelle, pour nous faire confiance en nous offrant votre analyse de la réalité (avec laquelle nous pouvons ne pas être toujours d’accord), tout en respectant notre intelligence pour remplir les cases vides, je vous remercie de m’avoir appris, à moi, l’immigrant, à connaître un autre Québec, celui qui a une histoire, une identité et des valeurs et non pas uniquement des comptes en banque, un Québec multicolore qui, souvent, n’a pas le courage de se regarder dans la face.

Au nom de milliers d’immigrants comme moi, je vous salue et vous souhaite longue vie, et un bel avenir que, je l’espère, ne sera pas fait que de repos, Josée Boileau.

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7 commentaires
  • Jacques Lamarche - Inscrit 2 février 2016 02 h 40

    Un autre Québec ...

    que celui que la propagande cherche à répandre! Un Québec multicolore qui peut difficilement se regarder en face tant l'information officielle laisse croire que la seule identité qui tienne est canadienne!

    Témoignage touchant qui rend autant hommage à Mme Boileau et au journal ¨Le Devoir¨qu'au caractère distinct de la culture québécoise.

    Merci pour ce regard sensible et attentif! Le Québec rêve de gens comme vous!

  • Yves Côté - Abonné 2 février 2016 04 h 29

    Monsieur...

    Monsieur Nisenson, vous n'êtes déjà plus un immigrant.
    Vous êtes Québécois.
    Que vous soyez ou ne soyez pas toujours d'accord avec Madame Boileau n'est pas un critère, vous le savez très bien... Vous nous connaissez assez, je crois, pour savoir que notre acceptation de la pluralité de points de vue fait tant partie de notre caractère, qu'elle en arrive à donner au Canada la possibilité décevante de favoriser le morcellement de l'expression de notre volonté politique.
    Vous êtes donc Québécois comme nous le sommes, et même si cela ne vous donne pas aujourd'hui une autre nationalité que la canadienne. Ce qui n'est tout de même pas honteux, bien que pour nombre de nous cela soit, disons, réducteur ou même trompeur...
    D'ailleurs, vous l'êtes si bien que si votre amour pour notre langue commune, le français, allait jusqu'à vous convaincre que son affaiblissement est condamnable, vous en percevrez vite que vous en êtes devenu une nuisance pour le Canada. Comme nous le sommes en pareil cas.
    Vous en verrez alors clairement que ces misères et ces bienfaits sélectifs qui y sont déversés à l'endroit des francophones, ne le sont que pour convaincre que la seule vraie langue de la réussite et du bonheur partagé dans ce pays-là, c'est l'anglaise.
    Et que la française, malgré ce qui peut parfois être les bonnes intentions de quelques Canadiens, ne se mérite en réalité même pas d'être une langue seconde, tellement elle n'y fait que décliner pour ne plus en être que secondaire.
    Bienvenue chez vous, Monsieur.
    Soyez-y heureux. Que vos rêves les plus généreux, les plus doux et les plus ambitieux s'y réalisent.
    Et s'il vous plaît, à l'inverse de nombre qui l'ont fait par aveuglement et/ou insensibilité à notre endroit, ne participez à la disparition culturelle programmée que le Canada organise pour nous depuis son attachement définitif à la monarchie britannique en 1763.
    Notre petite société nord-américaine mérite tellement mieux que cela...

    Merci de votre lecture, Monsieur.

  • Dominique Roy - Abonnée 2 février 2016 07 h 42

    ET MERCI ENCORE

    Mon cher Damian, je suis un québécois d'origine et pourtant j'aurais pu écrire, comme toi, les même remerciements à l'endroit du Devoir et de notre Josée nationale. À l'heure où la profondeur d'analyse est si rare, je m'accroche à ce petit journal ''maigrelet'' comme à une bouée salutaire. Bonne journée cher ami, LoBo

  • Louise Gareau - Abonnée 2 février 2016 08 h 55

    Merci à vous monsieur Nisenson

    M. Nisenson, quel plaisir que de lire votre commentaire! Vous êtes peut-être né ailleurs mais vous faites clairement partie de ce nous québécois.

  • Colette Pagé - Inscrite 2 février 2016 10 h 34

    Le Devoir, un journal de références !

    Dans la même veine et en raison du témoignage de ce nouveau Québécois, ne serait-il pas approprié que les nouveaux arrivants fassent l'apprentissage du français par la lecture du journal Le Devoir. Un journal indépendant de facture de qualité.

    En somme, un grand journal qui pour le Québec mais avec beaucoup moins de moyens
    se rapproche du journal Le Monde. Une référence !

    • Yves Côté - Abonné 2 février 2016 13 h 27

      Quelle belle idée, Monsieur Gélinas !