Merci Josée, merci «Le Devoir»

L’immigrant que je suis est arrivé au Québec il y a 11 ans, avec conjointe et trois filles, une quatrième est arrivée deux ans plus tard.

Polyglotte et accro aux nouvelles, et affamé d’information pour connaître et comprendre mon pays d’accueil, je me suis promené de journal en journal jusqu’à tomber sur Le Devoir, le plus maigrelet, le plus cher, et celui dans lequel, à coup sûr, je n’allais jamais trouver les nouvelles le plus importantes : les résultats du foot en Amérique du Sud.

Et c’est pourtant dans Le Devoir que j’ai trouvé ce que je cherchais : une vision critique de la réalité, une analyse profonde des événements politiques, sociaux, économiques, culturels, des éditoriaux qui font appel à l’intelligence du lecteur, des prises de position franches et courageuses… si différent des autres médias locaux qui se vantent d’une supposée objectivité qui cache mal leur tendance à la manipulation.

Je remercie Le Devoir, et tout spécialement Josée Boileau, pour votre franchise et votre honnêteté intellectuelle, pour nous faire confiance en nous offrant votre analyse de la réalité (avec laquelle nous pouvons ne pas être toujours d’accord), tout en respectant notre intelligence pour remplir les cases vides, je vous remercie de m’avoir appris, à moi, l’immigrant, à connaître un autre Québec, celui qui a une histoire, une identité et des valeurs et non pas uniquement des comptes en banque, un Québec multicolore qui, souvent, n’a pas le courage de se regarder dans la face.

Au nom de milliers d’immigrants comme moi, je vous salue et vous souhaite longue vie, et un bel avenir que, je l’espère, ne sera pas fait que de repos, Josée Boileau.

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