Scola à Trois-Rivières

Hélas, je n’ai pas conservé mes vieux programmes du cinéma de répertoire Lumière de Trois-Rivières de la fin des années 1970 ; une salle qui remplaçait les défunts Baronet, Midi-Minuit et que sais-je et qui deviendra Le Maquisart bien plus tard.

Mais je me souviens que les programmateurs nous avaient concocté une Semaine du cinéma italien au-delà de nos espérances et que c’est à ce moment que j’ai vu pour la première fois Nous nous sommes tant aimés, qu’Ettore Scola avait fait en 1974.

Vous dire l’enchantement que m’avait procuré ce film que j’ai revu tant de fois et qui parlait des rêves et illusions de la camaraderie, des amours réussies et échouées de même que d’un autre cinéaste et acteur, Vittoria De Sica.

C’était une oeuvre qui rendait hommage au cinéma lui-même quand tout à coup, par exemple, on passait du noir et blanc à la couleur alors que, au beau milieu de ses 115 minutes, un artiste de la rue dessinait des images sur le pavé d’une place publique…

Je me souviens que cette magie du cinéma avait été totalement renversante, ce soir-là.