Mise au point

Contrairement aux propos avancés par le directeur général du Mouvement Québec français dans une lettre ouverte publiée en ces pages (Le Devoir, le 11 janvier 2016), je n’ai jamais proposé et il n’a jamais été question d’une dérogation à la Charte de la langue française pour que de jeunes réfugiés syriens aillent à l’école en anglais.

Au contraire, la francisation rapide des personnes immigrantes est une priorité pour notre gouvernement et tout est mis en oeuvre afin d’y parvenir. La contribution de l’immigration à la vitalité de la langue française est une composante fondamentale de notre système d’immigration.

2 commentaires
  • Michel Blondin - Abonné 13 janvier 2016 11 h 42

    J'ai cru entendre...

    Si telle que vous dites, de cette contribution prioritaire, pourriez-vous préciser combien de réfugiés en nombre et % iront dans le réseau anglophones?

    Il me semble que ce devrait être aucun. 80% et non 100% de tous les réfugiés iront dans le réseau francophones, comme j'ai cru entendre!

    Le réseau anglophone est une obligaion de la Loi, elle-même, obligée par les nombreux jugements de la Cour Suprême. C'est un privilège à cette minorité/majorité en Amérique que presque nul autre province à l'obligation et déjà grassement budgété.

    Pourquoi, il y aurait une répartition sur le réseau anglophone alors que la seule langue officielle, encore aujourd'hui, décrété par le gouvernement du parti libéral sous Robert Bourassa, est le français?

    Ce n'est pas une contribution du système mais une exigence des lois du Québec et aussi le respect des engagements solennelles des réfugiés.

    • Michel Blondin - Abonné 14 janvier 2016 10 h 14

      Je recommence en corrigeant... le café n’était pas assez fort!

      Madame la Ministre Weil,

      Si tel que vous le dites, de cette contribution prioritaire, pourriez-vous préciser combien de réfugiés en nombre et % iront dans le réseau anglophone?

      Il me semble que ce devrait n’être aucun. J’ai cru entendre que ce serait à 80 % (et non à 100 %) de tous les réfugiés qui iront dans le réseau francophone.

      Le réseau anglophone est une obligation de la Loi, qui elle-même, est obligée par les nombreux jugements de la Cour Suprême. Presque nulle autre province n’a l'obligation envers sa minorité et la nôtre est déjà grassement budgétée.

      Pourquoi, y aurait-il une répartition au réseau anglophone alors que la seule langue officielle est le français?

      Le français aux immigrants ce n'est pas une contribution du système, comme il est dit, mais une exigence des lois du Québec et aussi du respect de leur engagement solennel d'accueil.