Le multiculturalisme et Angela Merkel

« Ceux qui fuient la guerre et les persécutions trouveront protection avec nous. Ceux qui trouvent refuge et protection avec nous doivent obéir à nos lois, à nos valeurs et à nos traditions. […] Tout cela est de l’intégration. Tout cela est l’exact opposé du multiculturalisme », a déclaré la chancelière allemande, Angela Merkel, à l’occasion du congrès de son parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), le 4 janvier 2016.

Pourtant, de ce côté-ci de l’Atlantique, le Canada de Justin Trudeau, digne héritier du père du multiculturalisme, maintient le cap sur un multiculturalisme débridé, appuyé en cela par la Charte des droits et libertés, elle-même créée par Pierre Elliott Trudeau.

À mon sens, il apparaît que le Canada, y compris le Québec, doit s’inspirer des propos d’Angela Merkel en exigeant des réfugiés qui affluent du Moyen-Orient qu’ils obéissent « à nos lois, à nos valeurs et à nos traditions », à défaut de quoi le patrimoine québécois se verra diluer dans une mer d’us et coutumes étrangers au grand dam de notre identité francophone.

2 commentaires
  • Mario Jodoin - Abonné 8 janvier 2016 01 h 33

    Bien sûr...

    L'intégration se fait-elle vraiment mieux qu'ici dans les pays qui ont adopté ces mesures, comme en France ou en Allemagne? On peut au moins en douter.

  • Alexis Lamy-Théberge - Abonné 8 janvier 2016 09 h 53

    Bien raison

    J'ignorais que les réfugiés n'étaient pas déjà contraints d'obéir aux lois du pays dans lequel ils résident, vous m'en voyez bien surpris. Ils peuvent ainsi faire des dons par prête-nom au Parti Libéral, opérer un monopole dans l'industrie de la construction ou détourner leurs revenus vers des paradis fiscaux? Ça fait peur.

    Et pour le reste, c'est bien vrai que depuis 1608, tout s'en va.

    Il faudrait commencer par jeter au poubelle ce sapin de Noël, fruit témoignant d'une volonté manifeste d'assimilation, importé d'Allemagne contre nos belles traditions. Au feu aussi, toute cette musique étrange, reel pour commencer, de ces étranges roux d'Irlande, venue enterrer nos belles tarentelles.

    Et qu'en est-il de nos traditions plus récentes? Dites-moi donc où est passée la petite frette glissée entre les jambes en conduisant sans permis? Enterrée, elle aussi, sous le politiquement correct qui fait que les hommes au Québec ne peuvent plus être autoritaires et dictatoriaux envers leur femme et leurs enfants. Ah, que de traditions sarées qui s'en vont, avec le temps, avec les étranges. On le sait bien : les traditions sont sacrées, elles sont le critère ultime, par-delà toute réflexion critique. Le réfugié doit se travestir ou ne pas venir menacer notre homogénéité mythique.

    Et là, il parait même que certains réfugiés préfèrent le soccer au hockey! Comble de l'assimilation, qui explique possiblement l'engouement nouveau pour ce sport importé. Et venez me dire qu'il mangent des hot-dogs, j'en doute!

    Ah Québec! On aurait peut-être dû y réduire les fortifications, ça crée comme une mentalité d'assiégé...