Lever le droit de réserve de Renaud Lachance

Renaud Lachance doit justifier les raisons de sa dissidence entourant la question du lien entre le financement politique et la corruption. Cela fait partie de ses responsabilités de haut fonctionnaire. Jusqu’à présent dans sa carrière, M. Lachance a fait preuve d’esprit critique, difficile à convaincre et peu sensible aux pressions extérieures. Ce sont là de grandes qualités chez un haut commis de l’État. L’ancien vérificateur général a droit à la dissidence, mais il doit aussi rendre compte de sa décision. Il doit venir expliquer aux représentants des citoyens pourquoi il n’a pas été convaincu par les témoignages entendus à la commission.

Là-dessus, l’opposition n’a pas tort. Cette reddition de comptes ne doit cependant pas être l’occasion pour les politiciens de se donner en spectacle et de se faire du capital partisan sur le dos d’un fonctionnaire. M. Lachance devrait comparaître à huis clos devant un comité parlementaire spécial, composé d’un représentant de chaque parti présent à l’Assemblée nationale et présidé par le bureau du commissaire à l’éthique ou du protecteur du citoyen.

Les élus se chargeraient ensuite de transmettre les explications de M. Lachance au grand public, qui pourrait alors porter un meilleur jugement sur les événements.

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1 commentaire
  • Sylvain Auclair - Abonné 15 décembre 2015 13 h 04

    Il les a déjà justifiées

    Il a affirmé qu'il n'y avait aucune vraie preuve à cet effet. Même si on ne le croit pas, ça ne change rien à ses affirmations.