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De retour à l’enquête citoyenne

Mardi dernier, le Port de Québec était devant le comité plénier de la Ville de Québec pour défendre son projet d’agrandissement par remblaiement à même le fleuve dans le secteur Beauport. La teneur de ce qui s’est joué n’a pas échappé aux journalistes et autres personnes présentes : le maire a accueilli favorablement l’argumentaire économique du p.-d.g. du Port de Québec, écorchant au passage les citoyens qui s’opposent au projet du Port.

Deux jours plus tard, Véronique Lalande démissionnait du Comité de vigilance des activités portuaires. De son point de vue, le rôle qui lui revenait de porter la voix des citoyens vivant avec les impacts des activités industrielles au port de Québec ne trouvait pas suffisamment d’écho auprès de membres du comité. Ces deux épisodes sont dramatiques pour la démocratie. Ils signent une nouvelle rupture entre les « élites » et la population. Mais comme l’intention de Mme Lalande est de s’investir de plus belle dans la documentation de la situation en analysant les données récemment colligées, les épisodes précités marquent aussi le début d’un nouveau segment de la controverse autour des effets sanitaires et environnementaux des pratiques portuaires industrielles de transbordement de minerais.

Rappelons que ce sont Véronique Lalande et Louis Duchesne qui ont introduit la poussière métallique dans le débat sociopolitique, produit des savoirs inédits (en échantillonnant la poussière et en analysant des données amassées par le ministère de l’Environnement) et ainsi forcé le Port à commencer à rendre des comptes.

1 commentaire
  • Yves Corbeil - Inscrit 25 novembre 2015 10 h 10

    Les gens n'ont plus le temps ni même le désir...

    De s'inquiété et de s'occupé de leur environnement et leur santé. Tout est soustraité aux élus que ceux qui prennent au moins la peine de voter ont élu. Avec le taux d'endettement des ménages ils ont d'autres préoccupations.