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Des troupes au sol pour combattre le groupe EI

Le XXe siècle a fait face à deux régimes de terreur : le communisme et le nazisme. Le premier prônait la dictature du prolétariat de laquelle devait émerger un « homme nouveau ». Le second comportait une vision politique raciste où la race aryenne se situait au sommet ; cette vision accordait une place centrale à l’antisémitisme et considérait les Slaves comme des sous-hommes. L’Occident démocratique a combattu avec acharnement l’un et l’autre. Pour enrayer le nazisme, les Alliés occidentaux ont dû gagner la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), qui fut le conflit le plus meurtrier de l’histoire avec plus de 60 millions de morts. Quant au communisme, il a entraîné une guerre froide de 1947 à 1989, période de tensions et de confrontations idéologiques et politiques entre les deux superpuissances que furent les États-Unis et l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS). Les diverses tentatives de construction de « l’homme nouveau » du communisme ont provoqué, de par le monde, en URSS et en Chine particulièrement, la mort de 65 à 85 millions de personnes.

Le monde occidental fait face aujourd’hui à une nouvelle forme de terreur : l’islamisme. Celle-ci prend la forme d’une organisation militaire, politique et terroriste, d’idéologie salafiste djihadiste, nommée le groupe armé État islamique (parfois désigné par l’acronyme arabe Daech), qui a proclamé l’instauration d’un califat sur les territoires qu’elle contrôle en Irak et en Syrie, et éventuellement en Libye et en Afghanistan. Le groupe État islamique combat l’Occident et ses idées de libertés démocratiques. Il manipule l’islam en vue d’un projet politique visant à imposer aux infidèles que nous sommes la foi islamique et le chemin pour respecter la loi d’Allah, c’est-à-dire la charia. Pour éradiquer ce cancer politico-religieux, l’Occident doit se mobiliser militairement et envoyer immédiatement des troupes au sol en Syrie et en Irak, et concevoir éventuellement un plan de réorganisation des frontières du Moyen-Orient. Les États-Unis, la Russie et l’Iran doivent être au centre de cette organisation. Contre le groupe État islamique, s’il faut s’allier avec le diable, eh bien, qu’on le fasse, bon Dieu !

3 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 21 novembre 2015 18 h 19

    Le déclin de l'empire romain

    Le déclin de l'empire romain a commencé parce que les citoyens ne voulaient plus s'occuper de défendre leurs idéaux et avaient recours à des mercenaires pour se battre pour eux (voir les guerres des pays en voie de développement des temps modernes). Malheureusement pour eux, les dits "mercenaires", se sont retournés contre eux et ont détruit leur civilisation.

    P.S. Je n'ai aucun lien de parenté avec l'auteur de cette lettre à part du nom de famille. Je vis en Ontario.

  • Jean-Pierre Martel - Abonné 22 novembre 2015 11 h 44

    Apprendre de nos erreurs

    En tant que signataire du traité de l’OTAN, le Canada est tenu de porter assistance à tout autre membre de l’OTAN attaqué. C’est le cas la France, attaqué comme les États-Unis l’ont été en 1941 par le Japon.

    Quelle forme prendront ses engagements ? Cela est très probablement l’objet de discussions entre la France et le Canada. Mais si la France hésite à envoyer des troupes au sol, il est improbable qu’elle exige que le Canada le fasse à sa place.

    L’ÉI est le résultat du chaos né d’une guerre stupide déclenchée par les États-Unis et la Grande-Bretagne. Anéantissons l’ÉI et il sera remplacé par un autre groupe tout aussi barbare.

    En Syrie, nous ne sommes pas en présence de bons et de méchants. Nous avons des méchants (le régime de Bachar el-Assad, l’ÉI et Al-Qaida) et des rivaux tout aussi barbares.

    En claquant des doigts, si on pouvait faire cesser immédiatement les combats et amener demain les Syriens aux urnes, Bachar el-Assad sera élu haut la main.

    Parce que ses adversaires sont des inconnus. Les milices rebelles sont des bandits appointés par des pétromonarchies dans le but de piller, tuer et abattre le régime de Bachar el-Assad. Ils n’ont aucune légitimité démocratique.

    Tous se proposent de massacrer les Alaouites (plus de 10% de la population syrienne) s’ils prennent le pouvoir. Ces rebelles sont des barbares.

    Le foyer du djihasisme au Moyen-Orient, ce n’est pas L’ÉI; c’est l’Arabie saoudite. À peu près rien ne sépare les idées barbares de l'ÉI et celles du clergé saoudien. En fait, l’Arabie saoudite, c’est un Daesch qui a réussi.

    Et tant qu’on n’aura pas forcé la sécularisation en Arabie saoudite, celui-ci continuera de financer le terrorisme international, de propager son idéologie haineuse et sa conception passéiste et arrièrée de l'Islam.

  • Sylvio Le Blanc - Abonné 22 novembre 2015 16 h 32

    Très bonne lettre !

    Bravo !