Trudeau à la conférence sur le changement climatique

La grande messe médiatique sur le climat aura lieu à Paris à partir du 30 novembre. Et le Canada sera cette fois représenté par un premier ministre écolo. J’écris « grande messe » plutôt que « grand-messe » pour laïciser le concept que j’applique à une conférence internationale. Je n’en pense pas moins que ces conférences aient quelque chose des conciles et des synodes.

Ces rassemblements onusiens me laissent bien songeur. Car je crois, peut-être à tort, que ces événements beaucoup plus politiques que scientifiques n’échappent pas à la confusion dangereuse existant entre l’écologie qui est une science, sérieuse, utile et absolument nécessaire et l’écologisme, qui élève l’écologie au rang de religion où des théories scientifiques deviennent des dogmes, une religion avec le culte d’une déesse, Gaïa, la Terre, avec une approche catastrophique ou plutôt apocalyptique pour rester dans le vocabulaire religieux, une religion où la foi est plus importante que la connaissance.

Pourquoi Justin Trudeau, qui se préoccupe essentiellement des apparences et des symboles, proposerait-il des cibles plus réalistes que ses prédécesseurs, Harper, mais aussi Chrétien et Martin, des libéraux, dont les objectifs n’ont jamais été atteints parce qu’ils relevaient plus de préoccupations politiques (par exemple faire mieux que les Américains) que scientifiques ?

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