Victoire de la démocratie?

« Victoire de la démocratie ! » s’est écrié le premier ministre Philippe Couillard à la suite des élections partielles du 9 novembre dernier. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le chef du gouvernement est moins rigide envers les principes démocratiques qu’envers ceux de la « rigueur » administrative qu’il impose à la société québécoise depuis son accession au pouvoir.

Comment, en effet, louer la démocratie quand une seule des nouvelles personnes élues a obtenu plus de 50 % des votes exprimés ? Comment louer la démocratie quand la participation au scrutin est si faible, du moins dans la région de Montréal, que l’on pourrait se demander si la représentativité des nouveaux députés est plus grande que celle des commissaires scolaires que le gouvernement libéral remet en question ?

Il me semble que, dans les circonstances, il serait plus convenable de « se garder une petite gêne », surtout quand on est à la tête d’un gouvernement qui ne se sent pas mal à l’aise d’agir en dictateur alors que sa majorité « démocratique » ne repose que sur l’appui de 40 % des électeurs et qui ne manifeste aucun intérêt à corriger le déficit démocratique qui affecte notre régime électoral.

Il me semble qu’une petite réflexion sur les aspects démocratiques d’un régime proportionnel ne serait pas un luxe.

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