Victoire de la démocratie?

« Victoire de la démocratie ! » s’est écrié le premier ministre Philippe Couillard à la suite des élections partielles du 9 novembre dernier. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le chef du gouvernement est moins rigide envers les principes démocratiques qu’envers ceux de la « rigueur » administrative qu’il impose à la société québécoise depuis son accession au pouvoir.

Comment, en effet, louer la démocratie quand une seule des nouvelles personnes élues a obtenu plus de 50 % des votes exprimés ? Comment louer la démocratie quand la participation au scrutin est si faible, du moins dans la région de Montréal, que l’on pourrait se demander si la représentativité des nouveaux députés est plus grande que celle des commissaires scolaires que le gouvernement libéral remet en question ?

Il me semble que, dans les circonstances, il serait plus convenable de « se garder une petite gêne », surtout quand on est à la tête d’un gouvernement qui ne se sent pas mal à l’aise d’agir en dictateur alors que sa majorité « démocratique » ne repose que sur l’appui de 40 % des électeurs et qui ne manifeste aucun intérêt à corriger le déficit démocratique qui affecte notre régime électoral.

Il me semble qu’une petite réflexion sur les aspects démocratiques d’un régime proportionnel ne serait pas un luxe.

4 commentaires
  • Jean-Yves Arès - Abonné 12 novembre 2015 08 h 07

    Propos vide de sens

    M. Richard, en démocratie le principe du 50% plus 1 s'applique quand le choix est binaire, que le choix possible est l'un ou l'autre, ou alors oui ou non.

    Dès que les choix offerts dépassent cette binarité le 50% +1 ne s'applique plus, c'est le choix qui récolte le plus grand nombre qui est, démocratiquement, celui le plus représentatif.

    Bien sûr on peut appeler la population à consacré plus d'énergie dans le processus démocratique pour rapprocher un peu plus ''le peuple'' du pouvoir. Mais plutôt que de tenir des votes à multitours pour arriver à un choix binaire et le fameux 50% + 1 je suggère fortement de plutôt diriger les efforts de participation de population à des référendums sur les choix de société comme la Suisse le fait. On obtient ainsi une population plus concernée et plus responsable.

    • Christian Labrie - Abonné 12 novembre 2015 09 h 10

      Un peu de retenue svp

      C'est justement le fait que celui qui récolte le plus grand nombre de voix qui n'est pas démocratique. Le choix du gagnant tient alors in peu du hasard, et surtout, l'électeur va choisir souvent le moins pire pour éviter le pire plutôt que de voter pour sa préférence. Les propos de monsieur Richard ne sont pas "vide de sens".

      L'idée de référendum n'est pas mauvaise, mais on ne peut pas faire un référendum sur chaque projet de loi. Il faut plutôt que l'Assemblée Nationale soit représentatitve.

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 12 novembre 2015 12 h 12

      @c. labrie

      référendum:
      Peut-être pas sur chaque projet de loi...mais une très bonne idée.
      La responsabilité du citoyen...ça s'apprend.

      Trovez-vous que présentement l'Assemblée nationale du Québec est...
      représentative? Poser la question...comme dit l'autre...c'est y répondre?!

  • Francine Dozois - Inscrite 13 novembre 2015 14 h 36

    Absolument!

    Tout-à-fait d'accord, Jean-Claude.

    ... sauf que, "La Gêne", pire, La Honte, n'arrive même pas à se rendre à moins de 100km des Ministres de ce, ou d'un autre, gouvernement, (Blanc Bonnet, Bonnet Blanc... c'est assez connu).

    On ne peut qu'espérer, qu'un jour, il vont arriver face à face devant elle... LA HONTE... mais, évidemment, je ne retiendrai surtout pas mon souffle.

    OU, on ne peut qu'espérer, qu'un jour, NOUS NOUS RÉVEILLERONS sur le mauvais côté du lit... GAUCHE.