Pas de Bixi pour moi

Je ne peux croire les propos élogieux au sujet des vélos Bixi dans la récente lettre de M. Petel, moi qui ai connu autant de problèmes avec ces bicyclettes en Italie et en France, avec toutes sortes de défectuosités mécaniques et, en plus, des complications avec mon enregistrement au système.

Il nous est arrivé en Europe de nous présenter à des postes entièrement vides ou, à l’inverse, de ne pouvoir trouver une seule attache disponible pour remettre la bicyclette au retour. Est-ce qu’on est au courant que dans la très belle ville de Lyon, on inverse le siège d’une bicyclette ayant des problèmes mécaniques avant de la remettre sur son attache ? Astuce intelligente de la part des Lyonnais. Ainsi, la personne suivante saura que celle-là a des problèmes. Malgré leur poids et leur air costaud, ces bicyclettes se brisent, elles aussi. En plus, on doit prendre garde au temps d’utilisation gratuite, qui est juste trop court pour se promener. Remettre la bicyclette pour en reprendre une autre ? Il faut aimer pitonner pour avoir la patience de s’enregistrer à nouveau.

À Chicago dernièrement, nous devions recomposer un nouveau code à chaque emprunt, et nous n’étions pas les seuls à avoir ce problème, laissez-moi vous le dire ! À Turin, le système informatique entier s’était enrayé. Un avant-midi de perdu à discuter avec les responsables ce jour-là. Non, il n’est pas agréable de se promener avec une carte en bicyclette pour trouver les postes de location ou de surveiller l’heure pour ne pas dépasser le temps gratuit. La solution ? Beaucoup plus de simplicité et moins d’argent à investir : quelques magasins d’achat-rachat de vélos qui pourraient être même usagés. Pourquoi pas ? Il y a des milliers de vieux vélos qui dorment dans les caves de nos demeures. Encore mieux, lorsqu’il est question de sa propre ville : s’acheter pour moins de 100 $ un vieux bicycle de course pour ne pas trop tenter les voleurs et rouler ou bon nous semble.

À voir en vidéo