Péage sur les ponts: et pourquoi pas un visa avec ça?

Il serait peut-être temps de faire le lien entre ces diverses études qui se multiplient sur la situation de Montréal, notamment des suivantes. Selon les médias, plus de 400 entreprises importantes ont quitté l’île de Montréal depuis cinq ans. Il se vend maintenant 20 % moins de billets de spectacles. Le surmenage professionnel des travailleurs est causé davantage par les embouteillages que par le travail. Les grandes chaînes de magasins préfèrent s’établir en banlieue qu’à Montréal. La Chambre de commerce de Montréal estimait déjà en 2011 que l’activité commerciale de Montréal avait diminué de 20 % à cause de la fuite des banlieusards.

Un restaurateur de la rue Duluth déclarait à la télévision que la fermeture de restaurants est causée par nos policiers « à quota » et non par les gangs de rue. Notons que le montant de 180 millions de dollars de contraventions annuellement, soit 60 $ par tête, enfants inclus, pour toute la région de Montréal est carrément scandaleux.

Si la réputation de Rome souffre des voleurs à la tire, avec ses policiers habillés en clowns, Montréal a trouvé pire. Interdire le stationnement sur un côté de rue en tout temps rend difficile l’exercice de certaines professions et de certains arts.

À notre époque, où il est facile de délocaliser un emploi aux Indes, il ne devrait pas être impossible de le délocaliser en banlieue, comme le démontrent tous ces énormes immeubles de bureaux qui se multiplient autour du Carrefour Laval ou du Quartier Dix30. Y déplacer un employé équivaut à lui donner un « congé de trafic » d’une douzaine d’heures par semaine et une augmentation de revenu non imposable de cinq à dix mille dollars. […]

Les Montréalais devraient y penser à nouveau avant de poursuivre toutes ces politiques hostiles d’isolement ! Le trou de beigne pourrait grandir encore et encore. Montréal n’est déjà plus irremplaçable !

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