À propos de «La ferme impossible»

Dans son édition du 26 octobre, Le Devoir traitait de La ferme impossible, un ouvrage dénonçant « la législation et les structures industrielles » qui distinguent, selon l’auteur, l’agriculture québécoise de celle des autres provinces.

Il y a lieu de faire une distinction entre les lois sur la salubrité des aliments, qui encadrent la vente d’un produit agricole, ainsi que la mise en marché collective et ordonnée, qui lie les producteurs d’un même secteur.

Il n’y a pas de loi ni de règlement qui empêche de consommer les produits cultivés ou élevés sur sa ferme pour sa consommation personnelle. C’est la vente au public qui est réglementée, et cela, pour sa protection.

N’en déplaise aux tenants d’un tel discours, il est faux de prétendre que les conditions de production et de mise en marché sont fondamentalement différentes au Québec qu’ailleurs au Canada.

L’auteur de La ferme impossible pose un regard bucolique sur l’agriculture de subsistance d’il y a un demi-siècle. Tous les secteurs ont évolué. Des lois ont été adoptées pour protéger les consommateurs. Encore aujourd’hui, les entreprises agricoles sont très majoritairement familiales et de plus en plus diversifiées. Je connais plusieurs jeunes issus de milieux urbains qui ont réussi leur rêve de devenir agriculteur. Je ne dis pas que c’est facile, mais si le projet est viable, c’est possible.

L’auteur a une approche très libertarienne et, en ce sens, c’est peut-être son rêve qui est impossible.

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