Le déversement et les chutes Niagara

Je me suis baigné dans le fleuve Saint-Laurent bien avant qu’on traite les eaux polluées des industries américaines et canadiennes du lac Érié qui s’oxygénaient partiellement en sautant à Niagara avant d’arriver à Montréal.

Je me suis baigné 1000 fois dans le Saint-Laurent depuis l’île Ronde à Montréal (devenue le site de La Ronde), jusqu’à Berthier-sur-Mer. Dans ce temps-là, on se baignait aux grèves de Contrecoeur, à la plage au Foulon de Québec et partout ailleurs, même si tous les égouts se jetaient au fleuve. Le déversement annoncé n’est rien en comparaison de ce que recevait le fleuve il y a 40 ans. Le fleuve Saint-Laurent n’est pas le fleuve le plus long, mais c’est le plus majestueux de la planète. Son débit est si grand que même avec le déversement, il sera encore plus propre que dans mon temps.

À 89 ans, j’en suis témoin. Mais après ce nettoyage, veillons sans cesse à la propreté de notre fleuve.

LE COURRIER DES IDÉES

Recevez chaque fin de semaine nos meilleurs textes d’opinion de la semaine par courriel. Inscrivez-vous, c’est gratuit!


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel. Les envois débuteront la fin de semaine du 19 janvier 2019.

1 commentaire
  • Bernard Terreault - Abonné 15 octobre 2015 08 h 35

    Vrai, mais

    Dans mon enfance, autour de 1950, moi, ma famille, nos voisins, nous nous sommes baignés tout l'été des milliers de fois dans le Saint-Laurent entre Saint-Lambert et Laprairie, aujourd'hui Brossard, alors qu'il n'y avait là que des chalets dispersés et un surprenant "bidonville" parmi les fermes potagères et laitières. J'y ai survécu. Mais il y avait quelquefois chez des copains des éruptions cutanées ou des gastro que l'on peut attribuer au contact ou à l'ingestion de cette eau.