Éviter le nid de guêpes

Selon la logique de Gilles Duceppe, il y aurait lieu d’intervenir militairement chaque fois qu’un conflit à l’étranger engendre un flot de réfugiés. Convenons que nous ne serions pas, alors, au bout de nos peines !

La présence militaire de l’Occident au Moyen-Orient n’est d’ailleurs pas motivée par des visées humanitaires, mais bien par des facteurs géopolitiques liés, au premier chef, aux intérêts de notre principal allié commun, les États-Unis.

Comme nous l’enseigne l’histoire, c’est le sentier de la guerre qui nous avait ensuite obligés à accueillir les boat people vietnamiens qui fuyaient le chaos auquel les puissances occidentales avaient contribué en Asie dans les années 60 et 70.

Il y a donc fort à parier qu’en mettant le pied et la tête dans le nid de guêpes syrien, nous n’obtiendrions guère de meilleurs résultats qu’en Afghanistan et en Irak.

À voir en vidéo