J’ai honte

Lettre ouverte à l’ambassadeur de la Hongrie au Canada.

En 1956-1957, le Canada a ouvert ses frontières à quelque 37 000 réfugiés hongrois. Je me souviens. Avec des amis, nous allions leur faire la conversation, leur servir des repas chauds dans des refuges bien chauffés, au bassin Louise, à Québec. Mes parents, qui n’étaient pas riches, ont pris en charge un garçon de mon âge. Gîte et couvert pendant des mois. Il s’appelait Peter. Son père venait à l’occasion manger à notre table. Il jasait avec papa. Et maman. Plusieurs familles faisaient de même.

J’ai des pincements de coeur devant le comportement de la Hongrie aujourd’hui à ses frontières. Je suis triste et j’ai honte.

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