Doutez-vous, M. Couillard?

À la suite des commentaires de M. Yanick Binet, je souhaiterais faire une mise à jour sur les finances qui imposent une certaine austérité, décriée par un peu tout le monde.

Au fédéral, on se plaint de la diminution des transferts aux provinces. En 10 ans, le parti conservateur a augmenté notre dette de 138 milliards alors que l’économie était en bonne santé et que notre marine est en décrépitude. Le taux d’imposition des entreprises est passé de 40 % à 15 % en 50 ans.

Les profits des prix de transfert de la Chine et autres s’accumulent dans des paradis fiscaux comme pour les bananes et le pétrole. Selon la revue Forbes, la majorité des milliardaires du monde sont des actionnaires d’entreprises. L’entreprise est une créature légale dont le seul but est de maximiser les profits au bénéfice des actionnaires.

Est-ce que Google, Amazon, Uber, Airbnb ou Vinted paient des taxes et des impôts au Canada ? Pourquoi le service d’information de Bell est-il au Maroc ? La délocalisation de nos usines de fabrication à l’étranger a réduit les emplois et l’impôt des entreprises.

L’institut Fraser a déterminé que la famille moyenne dépense maintenant plus d’argent en taxes et impôts que pour se loger, se nourrir et se vêtir. Référence : Brigitte Alepin, Alain Deneault, Thomas Piketty, Joseph Stiglitz, le film Le prix à payer, de Nathalie Barton.

À Vancouver, Revenu Canada annonce poursuivre KPMG pour avoir aidé des personnes à cacher 26 millions de dollars dans l’île de Man, un paradis fiscal.

Le droit fiscal international a besoin d’être revu au bénéfice des gouvernements et non des entreprises afin d’éviter les situations comme celle de la Grèce. Il faut comprendre le pourquoi et le comment avant de tirer des conclusions hâtives.

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