La légèreté d’un premier ministre

Monsieur Couillard,

Vous voir prendre avec tant de légèreté une lettre pleine de fautes est inexcusable.

La qualité de la politique dépend de la qualité d’appréciations formelles, rigoureuses et objectives du contexte et de la situation, exprimées en une langue tout aussi formelle et rigoureuse. Le français est cette langue et comme officier d’état-major dans l’armée, je m’en servais pour corriger les textes formels en anglais, ce qui était approuvé et bienvenu par ailleurs. Comment est-il possible pour quelqu’un qui ne possède pas toutes ces exigences à fond de tenir un ministère dans une province qui a atteint la stature d’un État, effectivement appelée à le devenir ? Pour vous, le Québec ne mérite que quelques coups de torchon et que les Québécois s’en contentent.

LE COURRIER DES IDÉES

Recevez chaque fin de semaine nos meilleurs textes d’opinion de la semaine par courriel. Inscrivez-vous, c’est gratuit!


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel. Les envois débuteront la fin de semaine du 19 janvier 2019.

1 commentaire
  • Luc Bertrand - Abonné 2 septembre 2015 14 h 24

    De la Révolution tranquille à la Capitulation tranquille

    Malheureusement, monsieur Sauvé, Philippe Couillard n'a ni la carrure d'un premier ministre d'État, ni même de province. En effet, à la différence de tous ses prédécesseurs sauf Jean Charest, il va à contre-courant des autres en étant LE SEUL pour qui le statut constitutionnel du Québec dépasse ses ambitions.

    Contrairement à ces mêmes prédécesseurs, Philippe Couillard ne recherche ni la vigueur du demi État québécois pas plus que le bien commun des Québécois(e)s. Il est en mission commandée pour achever de saccager et détruire ce qui nous reste de l'héritage de la Révolution tranquille pour réduire le Québec à sa plus simple expression: une province comme les autres dans un Canada uni.

    Pour ceux qui ne l'avaient pas encore compris pendant le règne de Jean Charest, "les vraies affaires", pour Philippe Couillard et son gouvernement, c'est de poursuivre le sabotage du secteur public pour pousser l'opinion publique vers le privé. Et qui est ce privé? Rien d'autre que les firmes de génie-conseil, les entrepreneurs en construction et autres amis contributeurs à la caisse électorale occulte du PLQ que la Commission Charbonneau a contribué à dévoiler à peine que la pointe émergée de l'iceberg de la corruption et de la collusion qui gangrènent nos institutions publiques et ne cessent de rendre cynique les électeurs.

    À cause de ses errements sous André Boisclair et Pauline Marois, le Parti québécois et le mouvement indépendantiste en général risque de payer extrêmement cher son incapacité à empêcher la poursuite de la politique de la terre brûlée des libéraux. Bien en selle jusqu'en 2018 et méprisant des sondages, le gouvernement Couillard risque de ne laisser que ruines fumantes à un éventuel gouvernement indépendantiste dirigé par Pierre Karl Péladeau.

    La pauvre qualité du français de ce gouvernement n'est, hélas, qu'un très faible aperçu des dommages peut-être irréparables qu'il est prêt à commettre pour arriver à ses fins.

    Luc Bertrand
    Pointe-aux-Trembles