Notre démocratie est en danger

En tant que Canadien vivant à l’étranger, je suis le canari dans la mine : ce qui nous arrive aujourd’hui pourrait bien arriver à plusieurs autres demain. On m’a refusé le droit de voter en 2011 et on va me refuser le droit de voter en 2015.

En 2008, le gouvernement a changé l’interprétation de la loi et, maintenant, après cinq ans en dehors du pays, on ne peut plus voter. Il n’y a pas eu de loi, pas de débat à la Chambre des communes. Ensuite, le projet C-50 (mort au feuilleton) nous indique comment les conservateurs veulent limiter le vote. Pas seulement pour les expatriés, mais aussi pour plusieurs autres.

J’habite aux États-Unis depuis 2000 ; un pays où l’on voit souvent des tactiques quasi légales, mais immorales, pour bloquer le vote. On ne veut pas les mêmes tactiques au Canada.

Je cite le montréalais Leonard Cohen : « Democracy is coming ! », american style ! Faites attention !

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3 commentaires
  • Bernard Terreault - Abonné 1 septembre 2015 07 h 51

    Réplique

    M. Duchastel de Montrouge, si vous travaillez aux ÉU et y payez vos impôts, je trouve aberrant que vous vouliez, par votre vote, influencer la manière dont le Canada et le Québec vont dépenser les impôts payés par les travailleurs du Canada et du Québec. "No taxation without representation", oui, mais son corollaire est aussi vrai "No representation without taxation"! J'ai été dans votre cas pendant quelques années et jamais il ne me serait jamais venu à l'idée d'essayer de voter au Canada. Si la démocratie "America nstyle" vous répugne tellement, pourquoi travaillez vous dans ce pays abhorré? Comme Leonard Cohen peut-être, juste parce qu'il paye de meilleurs salaires, a une économie plus dynamique, reconnait mieux vos talents que la Canada de votre coeur?

    • J-F Garneau - Abonné 1 septembre 2015 10 h 46

      Doit-on déduire que vous croyez que les 40% de contribuables québécois qui ne payent pas d'impôt n'auraient pas le droit de vote? C'est la logique de votre "No representation without taxation".

      Dans les faits, plusieurs pays, la France, l'Angleterre, les Etats Unis, l'Italie, le Mexique, la République Dominicaine... en fait 115 pays et territoires dans le monde permetent à leur citoyens expatriés de voter!

      Certains d'entre-eux (25 environs) mettent certaines restrictions (limite dans le temps, 15 ans pour l'Angleterre par exemple, ou encore la notion "d'émigrant qui compte revenir"). L'Inde, la Hongrie, l'Afrique du Sud, le Zimbabwe, le El Salvador et le Nepal, ont emboité le pas récemment au vote des expatriés.

      Si vous trouvez "aberrant" qu'un ressortissant canadien à l'étranger réclame un droit de vote, il semble en revanche y avoir beaucoup plus de situations "aberrantes" que non dans le monde M. Terreault.

      Tous ces pays ne tiennent pas compte de la taxation. Seuls les Etats Unis taxent leur citoyens non-résidents.

      La France a même des sièges spécifiques au Sénat et à l'Assemblée Nationale pour représenter ses expatriés!

      Peut-être pas si aberrant que ça?

      signé: un émigrant du Canada

    • Bernard Terreault - Abonné 2 septembre 2015 12 h 57

      A M. Garneau: oui, mais nos résidents qui ne payent pas d'impôt sur le revenu payent TVQ et TPS et font, modestement, rouler notre économie.