La femme de César

La femme de César doit être à l’abri de tout soupçon. La bâtonnière ou le bâtonnier aussi.

Voilà le dicton ainsi que la conclusion auxquels les récents événements concernant la bâtonnière du Québec, nouvellement élue, nous ramènent.

En tant qu’ancien bâtonnier du Québec, je souhaite faire entendre ma voix dans le tumulte causé par la connaissance acquise d’un possible délit dont se serait rendue coupable Mme Khuong dans l’année qui a précédé son élection.

Malgré tout le respect et l’admiration que l’on peut ressentir pour Mme Khuong et pour le cheminement exceptionnel qui a été le sien depuis son arrivée au Canada, il est inacceptable qu’elle puisse se maintenir à la tête de l’Ordre des avocats du Québec.

L’institution que constitue le Barreau du Québec, comme la femme de César dans l’expression bien connue, doit être à l’abri de tout soupçon, non pas que l’institution comme telle soit intouchable ou irréprochable, mais parce qu’elle ne peut être entachée de soupçons, même injustifiés.

Mme Khuong est et restera malheureusement l’objet de soupçons qui entachent l’institution qu’elle dirige et elle doit en être écartée.

Il serait souhaitable qu’elle le comprenne, aussi difficile que cela puisse être pour elle, et qu’elle démissionne pour permettre une nouvelle élection.

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