Les ordres professionnels, «qu’ossa» donne?

Si les ordres professionnels servent à protéger le public, pourquoi l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec et l’Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec, par exemple, ne font-ils pas pression sur le gouvernement afin qu’un ratio intervenant-patients soit implanté ? Un ratio trop élevé est dangereux et propice aux erreurs médicales. S’il y a erreur, qui sera blâmé par son ordre professionnel ? L’infirmière ou l’infirmière auxiliaire devra porter seule le poids de cette faute et pourra être radiée temporairement ou même de façon permanente s’il y a récidive.

Il en sera de même pour la personne qui est obligée par son employeur de faire des heures en surplus de son quart de travail normal. Fatiguée, les possibilités de commettre des erreurs sont plus grandes. En fin de compte, ce sera encore la travailleuse dévouée qui devra en payer le prix. Le mandat des ordres est de s’assurer que le public est protégé et à l’abri de toute erreur pouvant nuire à sa santé et à son intégrité. Les membres n’ont d’autre choix que d’adhérer et de payer de fortes cotisations. Ne croyez-vous pas que ces organismes devraient faire pression sur le ministère de la Santé plutôt que de toujours taper sur ces personnes qui se donnent corps et âme afin de nous soigner ?

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