Une fonction essentiellement symbolique

La nomination récente du nouveau lieutenant-gouverneur du Québec a relancé le débat sur la pertinence ou non de ce poste au sein du système parlementaire québécois. Selon la Constitution du Canada, le monarque du Canada est le chef de l’État, poste occupé depuis 1952 par la reine Élisabeth II en tant que reine du Canada. Le monarque canadien possède des pouvoirs qui lui sont propres et d’autres qui sont exercés par l’intermédiaire de ses représentants : le gouverneur général et les lieutenants-gouverneurs provinciaux.

Le lieutenant-gouverneur du Québec est donc le représentant de la reine du Canada au Québec. Il assume des responsabilités équivalant à celles qu’exerce le gouverneur général dans l’État fédéral. Malgré ses pouvoirs officiels, le lieutenant-gouverneur occupe actuellement une fonction essentiellement symbolique pour laquelle il reçoit un salaire annuel de l’ordre de 120 000 $.

Si vous ajoutez à cette farce monumentale le fait qu’au Québec les députés nouvellement élus prêtent le serment d’allégeance à la reine du Canada, vous obtenez la recette idéale d’une soumission avilissante et rétrograde dont le ridicule n’a d’égal que l’anachronisme qu’il véhicule depuis des décennies… Foutaise !

De deux choses l’une, ou le Québec persiste à jouer un rôle de figurant dans son système parlementaire, ou il abolit le poste de lieutenant-gouverneur et, par ricochet, le serment d’allégeance à la reine du Canada.

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