Priorité à l’économie ou à l’environnement?

Nos principaux politiciens, que ce soit M. Harper ou M. Mulcair au fédéral, M. Couillard ou M. Péladeau au provincial, mettent tous l’économie comme priorité pour leur gouvernement.

Or, nous savons que la poursuite de la croissance économique va entraîner un effondrement de l’environnement à court ou à moyen terme. Par contre, la réduction de la croissance (la décroissance) peut entraîner une récession. Nous avons donc à choisir entre l’environnement et l’économie comme priorité. L’idée d’intégrer les deux et de poursuivre une croissance verte est séduisante à première vue, mais ne fait que retarder l’arrivée des catastrophes environnementales globales. L’effondrement de l’environnement, s’il se produit, sera quelque chose d’irréversible alors que l’économie est une construction humaine et, par conséquent, nous avons plus de contrôle dessus.

Nous avons atteint un point critique sur le plan de l’environnement. Notre niveau d’exploitation des ressources est de 1,5 fois la capacité de production de la planète, et nous avons aussi dépassé les capacités de recyclage des déchets (entre autres les gaz à effet de serre). Un point critique est aussi atteint sur le plan économique (de nombreux individus et pays sont surendettés et au bord de la faillite) et plus globalement, nous avons énormément de difficultés à nous sortir des effets de la crise économique de 2007-2008.

La meilleure chose à faire actuellement serait de s’engager graduellement dans une démarche de décroissance en tentant d’en contrôler le mieux possible les effets négatifs. En s’inspirant de la simplicité volontaire, on pourrait commencer à diminuer la consommation. […]

La décroissance pourrait nous mener à moyen et long terme vers une société plus durable, subissant moins de catastrophes et somme toute plus gérable.

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3 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 23 juillet 2015 06 h 50

    La simplicité volontaire est un vœux pieux qui ne trouvera aucun preneur dans un monde hyper-individualisé. Demandez aux gens des pays en voie de développement, eux qui n'ont jamais goûté au luxe de la superconsommation, ce qu'ils pensent de l'altruisme de la décroissance. Ce n'est pas par le phénomène de la décroissance économique que nous allons arriver au but si on veut sauver l'environnement et tous les écosystèmes de la planète, mais plutôt par l'entremise de la gestion de la surpopulation au niveau mondial. Lorsque nous arriverons à une personne au mètre carré, la Terre sera invivable. La décroissance économique est impossible mais la décroissance démographique est non seulement possible, mais souhaitable à court et moyen terme. À long terme, il sera déjà trop tard.

  • Emile Depauw - Abonné 23 juillet 2015 09 h 06

    emile depauw

    la semaine de travail de 30 h est un pas vers la décroissance.On devra évidemment réduire nos achats de bebelles inutiles mais par contre on créerait plus d'emplois. Et on aurait plus de temps pour s'occuper de la famille,pratiquer des activités saines.

  • Pierre Lefebvre - Inscrit 24 juillet 2015 06 h 53

    Prédictions

    Les prédictions de la fin du monde s'avèrent exactes, ça va juste prendre un peu plus de temps qu’annoncé ou prévu.
    La vitesse à laquelle nous allons n'enlèvera pas le mur devant.

    PL