La priorité au bon endroit

Le gouvernement du Québec tient à munir toutes les classes d’écrans tactiles, alors qu’une étude démontre que la méthode n’est pas concluante. En même temps, je lis un rapport sur l’efficacité réelle des investissements internationaux en aide publique aux pays en développement et la baisse significative de leurs soucis liés à la pauvreté. Voilà donc des efforts concluants !

Comment se fait-il, alors, qu’en deux ans le Canada a diminué son budget d’aide internationale de 5,65 à 4,25 milliards de dollars canadiens, le réduisant à un maigre 0,22 % de notre revenu national brut (RNB) ?

Comment peut-on jeter de l’argent par les fenêtres en éducation, au Québec, et dans les dépenses militaires au Canada (1 % du RNB), alors qu’un sondage révèle que la grande majorité des Canadiens jugent important d’améliorer la santé, l’éducation et les débouchés économiques des populations pauvres ?

Lors de la toute récente Conférence internationale sur le financement du développement, le secrétaire général de l’ONU a annoncé des progrès considérables dans la lutte contre le sida, le paludisme et la faim et il recommande un effort supplémentaire pour en FINIR avec ces fléaux pour l’an 2030. Plusieurs sommités y croient !

Lesquels de nos partis fédéraux entendront l’appel du secrétaire général et s’engageront à redresser, d’ici l’an 2020, l’aide internationale au niveau de 0,7 % du RNB, niveau que le premier ministre canadien Lester B. Pearson avait recommandé et pour lequel les pays donateurs se sont encore engagés lors de la susdite conférence ? Faisons connaître où nous voulons que les priorités soient placées…